INTRODUCTION XI II
Il y eut donc 49 assemblées, sinon 50, présidées d'une façon irrégulière, irrégularité d'autant plus frappante que nous avons constaté dans plusieurs eus la présence aux assemblées du syndic, officier à qui, en l'absence du juge, la présidence eût dû revenir.
Quant à l'explication du l'ait, il faut l'attribuer soit à un mot d'ordre venu du lieutenant général de Bourges \ soit peut-être à l'ambition des curés qui entraînèrent les habitants à les désigner comme présidents. N'est-il pas curieux, en effet, de remarquer que, dans la paroisse de Tracy, le prieur veut, à rencontre de l'article 25 du Règlement, empêcher le bailli, Guillerault de Villeroc, de signer le cahier de doléances, ajoutant pour se justifier « qu'il a cru devoir entrer dans les vues de monsieur le Lieutenant général en devenant l'interprète de ses paroissiens » et qu' « il en a été avoué dans tous les points2 ». Puis, le lieu des assemblées ne semble-t-il pas dans certains cas avoir été choisi par les curés? Dans onze paroisses 3, en effet, les habitants, au lieu de se rendre « au lieu ordinaire des assemblées », comme le prescrivait l'article 25 du Règlement, c'est-à-dire à l'auditoire, sous le porche, à la porte principale ou à l'intérieur de l'église, ce qui eut lieu ailleurs, se réunissent au presbytère, endroit qui ne me paraît pas avoir jamais servi en Berry aux assemblées paroissiales \
Une question intéressante à élucider serait de déterminer dans quelles proportions les habitants comparurent. C'est là malheureusement un problème difficile, sinon impossible à résoudre. En effet, les rôles d'impositions, qui pourraient nous renseigner d'une façon assez précise sur le chiffre • les habitants, sont loin d'être au complet aux Archives du Cher. D'autre part, les procès-verbaux des assemblées électorales, qui devraient contenir la liste de tous les com-