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IV. — COLLÈGES

Lyon avait doux collèges : le tirand Collège ou Collège de la Trinité, le Petit Collège ou CoUèffe Notre-Dame. Après Texpulsion des Jésuites (1763), le premier fut confié par le Consulat de Lyon aux Oratoriens, le second à des prêtres séculiers. Ces deux collèges étaient placés sous la surveillance d'un Bureau d'administration établi par un édit royal de février 1763. ns ne vivaient pas de la rétribution des élèves, car renseignement y était gratuit (le Petit Collège n'avait pas de pensionnat, et les l)énérices de la pension des internes du Grand Collège tombaient dans la caisse des Oratoriens} ; ils vivaient des revenus de leurs domaines. La loi du 18 août 1792, qui ordonnait la mise en vente des biens dos collèges, visant surtout les congrégations qui avaient la charge et la propriétédes collèges, ne reçut qu'un commencement d'application à Lyon : les biens (^es collèges n'étant pas la propriété des Oratoriens, la Commune souleva des difficultés. On attendit, pour continuer les opérations de vente, une loi plus claire, celle du 8 mars 1793, qui décida la vente de « tous les biens

INVENTAIRES DES BIENS ECCLESIASTIQUES

formant la dotation des collèges et autres établissements d'instruction, publique >, à l'exception a des bâtiments et jardins pouvant servir à l'instruction ». Villefranche, Sainl-Symphorien-le-Châleau. Mornant et Beaujou avaient un collège; je nai pas trouvé l'inventaire de leurs biens. A en juger par le petit nombre de mentions qu'on rencontre de ces biens dans les procès-verbaux de ventes, il semble qu'ils en aient possédé fort peu.

L'inventaire ri-dessous est le résumé de celui qu'a dressé le Bureau des Collèges de Lyon en 1789, conformément à la loi des 13-18 novembre 1789. (.Irc/i. miin. Ri.)

Les Revenus

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