TROISIÈME ARRONDISSEMENT DU DISTRICT DE LYON
Maison, pi. du Change, n' 80, à l'Hôtel- Dieu; louée 2200 1., soum. 165000 1.
Id., !!• 81, au môme; louée 700 1., soum. 52500 1.
Maison, rue du Bœuf, n* 72, au même; louée 1550 1., soum. 116250 1.
Id., n* 74, au même; louée 810 1., soum. 60750 1.
Maison, rue Saint-Georges, n* 71, au même; louée 820 1.^ soum. 61500 1.
Maison, rue Gourguillon, n* 4, au même; louée 550 1., soum. 41250 1.
Maison, rue Trois-Maries, n* 18, au même; louée 1000 1., soum. 75000 1.
Maison et jardin, à la Quarantaine, n* 15, au même; loués 1250 1., soum.
Id., n" 27 et 28, au même; loués 2360 1., soum. 177000 1. Id., n* 22, au même; loués 260 1., soum. 19500 1. Id., n' 25, au même; loués 400 1., soum. 30000 1. Maison, rue Trois-Maries, et traversant la rue Saint Jean, n** 36-40, à
l'hospice de la Charité; louée 2000 l., soum. 150000 1. Maison, rue Saint-Georges, n* 181, au même; louée 1200 1., soum. 90000 1. Maison, rue du Puits-du-Sel, à l'angle de celle des Grosses Têtes, n* 75,
au même; louée 3000 1., soum. 225000 1. Maison, rue Gadagne, n* 92, au même; louée 1800 1., soum. 135000 1. Maison, montée des Grands-Capucins, n' 15, au même; louée 1600 1.,
soum. 120000 1.
Maison, place de la Trinité, n' 77, au même; louée 390 1., soum. 29250 1. Maison, rue du Bœuf, n* 68, au même; louée 900 1., soum. 67500 1. Maison, place du Change, n" 79, au même; louée 1300 1., soum. 97500 1. Bâtiment, jardin et allée de promenade, commune de Vaiso, rière la
pépinière, à \ Ecole dite des sœurs de Saint-Charles ; soum. 8587 1. 10 s. Divers bâtiments et cour avec abord par la Saône, rue de Vaise, n' 32, et
commune de Vaise, n* 1, à la fonderie de canons ; soum. 30131 1. 5 s. Petit bâtiment et arrière cour, commune de V^aise, n° 1, à l'entrée du
faubourg, à la commune d^i Lyon ; loués 183 1., soum. 13715 1. Bâtiment d'un rez de-chaussée et un étage, à la porte de Vaise (bureau.
des octrois), n* 73, à la même; soum. 7926 1. 11 s. 3 d. Petit pavillon carré, d'un bas et chambre au dessus, sur le parapet du
pont de Vaise, en face des Deux-Amans (servait de guérite aux employés
des octrois, conséquemment sans revenu), à la même. Bâtiment entre les deux portes, près le château, près Pierre-Scize, n" 89,
90 et 91, à la même; loué 330 1., soum. 23730 1. Une petite vigne d'environ 6 hommées, attenante au château, route du
Greillon, à la même; soum. 1034 1. 13 s. 9 d. Partie des fossés des remparts, contenant environ 10 bicherées, aux
Remparts, à la même; soum. 6342 I. 3 s. 9 d. Maison, hangar, baraque et un petit jardin, porte Saint-Georges, n' 1, à la
même; soum. 10370 1. 6 s. 3 d.
Petit bâtiment et jardin, de 1/3 de bicherée, dit la Prison de Saint- Irénée,
rue des Chevaucheurs, n* G2, à la même; soum. 2431 1. 5 s. Deux petites maisons, attenantes à l'église Saint- Irénée, rue des Fargos,
à la même; soum. 6417 1. 3 s. 9 d.
ii4 INVENTAIRES DÉS BlENS NATIONAUX PAR COMMUNES
Pavillon, jardin et terrasse, hors la porte Saint-Just, n* 3, à Ut niénic;
louéo 100 1., soum. 7500 1.
Bâtiment, dit l'Ancienne-Prison, entre les portes Saint Just, au petit jeu
de mail, n" 103, à la me me; soum. 6712 I. 10 s. Petit bâtiment, dit la Fal)rique, place Saint Georges, n° 66, à la même. Maison, dite la Cler^'eonnerie, attenante à l'église Saint-Paul, faisant
l'angle de la rue Saint-Paul et celle de l'Ours, n* 129, à la même; soum.
Maison et jardin, rue Puits-du-Sel, n" 60, aux aœurs de Vwnrre dite la
Marmite; loués 1100 1., soum. 82;KK) 1. Petite maison et cour, rue Dorée, près Saint-Pierre-le-Vieux, n* 113, atix
mômes; soum. 17859 1. 7 s. 6 d.
Deux corps de bâtiments et jardin, rue Saint-Pierre- le- Vieux, n* 112, aux
mêmes; soum. 33403 1. 2 s. 6 d.
Bâtiment sur le derrière et trois petits jardins, grande rue Saint-Georges,
n' 109, aux mômes; loués 270 I., soum. 20650 1. Maison de trois étages, rue Saint-Georges, n* 111, aux mômes; louée
550 1., soum. 41250 1.
Deux petites maisons contiguès, avec jardin, rue Saint-Georges, n** 90,
91, aux mômes; louées 370 1., soum. 27750 1. Maison faisant partie d'une prébende, rue des Prêtres, n* 138, aux mômes;
louée 400 1., soum. 30000 1.
Maison, vigne et jardin, de 11 bicherées, montée de Fourvières, n* 70, au
Petit-Collège; loués 420 1., soum. 31500 1. Deux maisons, rue du Bœuf, n" 79 et 82, au môme; louées 1815 1., soum.
Maison, montée de Garillan, n* 85, au môme; louée 620 1., soum. 46500 1. Maison, rue du Bœuf, n^ 80, au môme; soum. 114496 1. 17 s. 6 d. Id., n* 81, au môme; soum. 43556 1. 5 s. Maison, place du Petit-Collège, joignant l'entrée, n" 83, au môme; louée
2000 1., soum. 103017 1. 3 s. 9 d.
Bâtiment et jardin, montée Barthélémy, n* 33, aux Lasarisics; loués
8001., soum. 600001.
Jardin, montée Barthélémy, n" 36, aux mômes; loué 84 1., soum. 6300 1. Maison, montée Barthélémy, n° 32, aux mêmes ; louée 290 1., soum. 21750 1. Id., n* 33, aux mômes; louée 250 1., soum. 18750 1. Id., n* 34, atix mômes; louée 940 1., soum. 70500 1. Id., n' 36, aux mêmes; louée 1206 1., soum. 90450 1. Id., n* 37, aux mômes ; louée 518 I., soum. 31350 1.
Certifié sincère et véritable |)ar nous, chargés provisoires de la partie administrative du District de Lyon, pour les cas d'urgence, le 11 thermidor an III de l'ère républicaine.
Signé : Faissier, Durand, Bouvier.
H. — Maisons nationales distraites de la vente et affectées
à un service public.
D'après deux états dressés par les receveurs des Domaines nationaux conformément aux lettres de l'administration du département des 22 pluviôse II et 25 brumaire III ; le 1" est du 24 prairial II. le 2* n'est pas daté. On peut les compléter pour certains renseignements par un 3* état du 5 thermidor IV concernant les bâtiments réservés à l'armée et dresse par Chaumat, commissaire ordonnateur de la 19* division militaire. {Arch. dcp. Q.)
Claustral des Carmélites : caserne de dépôt. Eglise des Carmélites : prison militaire.
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bâtiments des Bleues-Célestes, du Bon-Pasteur, des Bernardines, des
Colinettes, des Ursules : casernes.
Séminaire Saint-Irénée : hospice militaire pour les galeux. Eglise des Missionnaires : salpêtrerie.
Grand-Collège : caserne et atelier de guêtres. Bâtiment des Confalons T magasin militaire. Eglise des Cordeliers : atelier des tentes. Bâtiment de Sainte-Marie des Chaînes : magasin à fourrage. Bâtiment de Sainte-Claire : arsenal procisoirc. Commanderie Saint-Geqrges : caserne.
Bâtiment des Antiquailles : caserne, Evéché : dépôt et réparations d'armes.
Manécanterie : atelier de chemises et comité de section. Bâtiment des Antonins : atelier de sellerie. Bâtiment des Jacobins : atelier de cordonnerie. Eglise des Jacobins : salpêtrerie.
Bâtiment de la Déserte : infirmerie des checaux de l'armée. Bâtiment des Augustins : magasin.
Bâtiment de Serin : grenier à blé et caserne de cacalerie. Eglises Saint-Paul, Ainay, Hôpital, le Petit- Collège, Loge du Change :
salpêtreries ou anciennes salpêtreries.
Nouvelle Douane : caserne.
Eglise de la Charité : entrepôt de démolitions. Hôtel Fléchères : police correctionnelle. Palais de Justice : tribunal de district; les jurés; les gre/f'es. Prison de Roanne : prison.
Quarantaine : hospice et maison de détention. Recluses : prison.
Hôpital général des malades, ci-devant Hôtel-Dieu. Hospice de secours des orphelins de la patrie, ci-devant Charité. Maison commune : administration du département et municipalité.
On eat à plusieurs reprises rinlentioD d'établir des manufactures dans certains locaux non vendus et paraissant propres à cet usage. La Commission des revenus nationaux rappela ce projet dans une lettre au département, le 3 fructidor IIL [Arch. dt^p. Q.)
« Il a été adressé, à différentes (époques, citoyens, savoir les 31 octobre, et 11 novembre 1793, janvier et février et 10 septembre 1793 (le tout vieux style) plusieurs circulaires aux divers départements de la République pour les inviter k concourir à l'exécution d'un projet qui avait été a^réé par la Convention Nationale. II s'agissait de la inettre à portée de connaître dans le ^rand nombre des domaines nationaux qui sont encore invendus, ceux (|ui pourraient convenir k de grands établissements dans diflérents genres d'industries, soit de manufactures, soit de commerce; et, pour que ce travail se fit partout avec plus de facilité et d'une manière plus uniforme, ces circulaires étaient accompagnées d'une série de questions imprimées dont les exemplaires furent expédiés en nombre suffisant, et auxquelles chaque district, dans chaque département, devait répondre d'une manière claire et précise. Le but était de composer du tout un ouvrage qui pût être connu des étrangers, aussi bien que des nationaux.
« Non seulement, dans la vue d'établir entre les uns et les autres une concurrence utile à la République, mais encore pour engager les premiers à nous apporter leur industrie, en même temps qu'on présentait aux seconds les moyens de cultiver la leur avec plus de succès, à raison des commodités et des avantages qu'on leur procurait, et l'on sent quelle source de population et do richesses il fût résulté de cette opération pour les départements et les communes dans lesquels il se serait formé de pareils établissements.
« Plusieurs districts se sont montrés disposés à seconder le désir de la Convention et le zèle des départements, en envoyant des articles dont la somme, quelque
ilB INVENTAIRES DEé BIENS NATIONAUX PAh œ^lMUNÉS
nombreux qu'ils soient, n'est pas encore siifTisantc pour en composer ce qu'on peut appeler un corps d'ouvrafçe et pour donner une idée satisfaisante des ressources que nous pouvons offrir à l'industrie. D'autres n'ont rien envoyé du tout et quelques-uns fort peu de chose ; en un mot. les trois premières circulaires ont produit chacune plus ou moins, mais la dernière, celle du iO septembre 1793 (v. s.), n'a presque rien produit.
a Vous n'avez point répondu, citoyens, à cette dernière ciculaire, et rien, depuis, ne nous est parvenu de votre part sur l'objet des grands établissements ; ainsi les districts de Lyon-Ville et de Lyon-Oimpagne sont toujours en retard, et ne paraissent pas s'être encore occupés de répondre aux questions proposées. Celui de Villefranche avait précédemment déclaré n'avoir rien à fournir.
« Il est encore temps, citoyens, de reprendre ce travail, mais il faut y mettre de l'ardeur, et nous attendons avec confiance du zèle qui vous anime pour la pi*ospérité de la République, qu'aussitôt la présente reçue vous la ferez connaître particulièrement à ceux des districts de votre arrondissement qui sont en retard, afîn qu'ils s'empressent d'entrer dans les vues de la Convention, dans le moment surtout où elle s'occupe sérieusement des moyens de remettre en vigueur le commerce, les sciences et les arts.
(( Nous vous prions encore de leur rappeler que, quelque projet qu'on puisse avoir sur l'emploi de ces domaines, il ne faut pas négliger de les vendre, si l'occasion s'en présente, en appliquant la loi des 1" et il avril 1793.
« Nous vous serons obligés, citoyens, de nous accuser la réception de cette lettre, et de nous faire connaître les mesures que vous aurez prises en conséquence.
^ (( Signé : Laumont. »
Cette réclamation et cette invitation pressantes delà Commission sont un peu surprenantes, car les receveurs avaient class/> la lisle des maisons en question dès le 24 prairial II. Ils désignèrent dans le district de Lyon : la maison du curé de Saint-Irènée, régliso de Saint- Just, la Commanderie de Sainl-Cîeorges, réalise et les l)Atimenls des Minimes (vendus, mais à un rebelle condamné), les Antiquailles, l'Evéché cl la Manécanterie, la maison Lamolière (rebelle), en face de l'Evéché, l'emplacement vide où était le district de la Campagne, la maison Gabet, ci-dcvanl Varax, place de Roanne, le Petit-Collège, les Carmes-Déchaussés, le château de la Duchère, à Vaise (belle situation avec des eaux), la maison de la Claire, à Vaise, la fonderie des canons, à Vaise, avec un port sur la Saône. (/\rc/i. dép. Q.)
N. B. — Les inventaires sont donnés : 1* pour les biens de première origine d'après les in venta ires estima tifs des officiers municipaux dressés en 1790 et à leur défaut, d'après les états estimatifs des biens soumissionnés par les communes. La plus grande partie de ces inventaires et états sont aux Àrcn. dép. Q, quelquesuns aux Arc h. nat. Q-, 140. — 2* pour les biens de seconde origine, d'après les étals dressés par les municipalités et envoyés au Directoire du district conformément à la loi du 1" février 1793, puis conformément aux circulaires dudit Directoire, en date des 6 fructidor et 15 thermidor II et du 16 fructidor III [Àrch. dép. Q). Ces états donnent la liste des biens de seconde origine, bâtiments et jardins des cures, biens des émigrés et condamnés ; mais ils sont, en général, mal rédigés, confus, incomplets. On constatera que les biens de seconde origine sont souvent moins nombreux en l'an III qu'en l'an II; ce n'est pas qu'ils aient été tous vendus, ainsi qu'on pourra s'en rendre compte d'après les o Ventes »,
mais beaucoup, surtout parmi les biens des rebelles, ont été restitués, dans rintenralle, à leurs propriétaires ou k leurs héritiers.
La liste placée sous le chiffre I est celle des biens de première origine *, la liste placée sous le chiffre II est celle des biens de seconde origine. Les dates sont celles des inventaires et des états.
Albigny.
300 h. (1790), 400 h. (1793) ; mesure de Lyon. — Sup. 257 heetares.