‹ Dépêches, circulaires, décrets, proclamations et discours de Léon GambettaChapitre 163 sur 208 · JURA · texte numérisé non relu

JURA

5 octobre 1870. — Au préfet. — Par décret de ce jour, M. Albert Grévy a été nommé commissaire de la Défense nationale pour le Jura, le Doubs et la Haute-Saône.

i. En réponse à cette dépêche : « Bruit court général Barrai serait envoyé en Isère. Sera très mal vu. »

2. En réponse ,-i la dépécha de M. Dumarest annonçant (pic les délégués de la Li^rue se donnaient comme autorises par le ministre.

il octobre 1870. — A Grévy, commissaire défense. — Pour les mitrailleuses, je doute que vous puissiez en faire. Télégraphiez-moi vos movens de fabrication. Pour les cartouches, fixez un chiffre. On verra si on peut vous en donner. Pour les fusils, vous avez autorisation d'en acheter, sauf à en référer à la commission d'armement. Pour transformation des percussions en tabatière, adressez-vous à Saint- Étienne.

20 octobre 1870. — A M. Trouillebert, administrateur Jura. — Nous n'avons jamais pensé que vous vous sépariez de nous avant notre tâche finie1. Jamais notre confiance ne vous a manqué. Nous ne pouvons accepter votre démission sur une dépêche aussi peu explicite que celle de ce soir. Il ne nous paraît pas plus que la retraite du commissaire à la défense des trois départements de la Franche-Comté doive entraîner la vôtre.

La nomination du commandant Fischer a été faite dans les bureaux de la guerre. Nous n'avons pas encore reçu votre lettre annoncée.

25 octobre 1870. — A administrateur Jura. — Envoyez à Garibaldi vos gardes nationaux mobilisés et mobilisables. Gardez par devers vous le dépôt 84e ligne et mobiles de Salins ainsi que la gendarmerie.

3 novembre 1870. — A préfet. — Je n'ai pas autorisé l'étatmajor de Garibaldi à prendre connaissance de toutes les dépêches qui vous sont adressées, mais j'attache un intérêt très grand, que vous comprenez certainement, à ce que vous viviez en parfait accord avec le général et ses officiers; et si vous pouvez le voir en personne, les choses n'en iront que mieux. Répondez-moi, s'il vous plaît, sur ce dernier point.

9 novembre 1870. — A préfet. — Ignorant aujourd'hui où se trouve le colonel Bordone, je vous prie de lui faire savoir qu'il ait à délivrer immédiatement le curé de Cernans, qui doit en être quitte pour la peur2.

i. M. Trouillebert venait d'adresser à M. Gambetta la dépêche suivante : « Situation impossible. Me remplacer. Le commissaire à la défense des trois départements a donné sa démission. » — M. Trouillebert reprit sa démission.

2. M. Bordone avait télégraphié à M. Trouillebert : « Le curé

Je vous prie personnellement de le mander quand il sera de retour dans sa cure et de lui rappeler les articles du Code pénal 201 et 00 relatifs aux critiques, censures ou provocations dirigées contre les actes de l'autorité publique dans un discours pastoral, prononcé publiquement, et faites que cet exemple serve à tous les prêtres de votre département, mais point de cours martiales. Faites diligence pour que cet avis parvienne au colonel Bordone.

26 novembre. — A préfet. — C'est la première nouvelle que vous me donnez1 des déprédations commises par le corps de Wolowski. J'aurais vivement désiré que dès le début vous m'eussiez averti de cet état de choses. Vous êtes armé de tous les pouvoirs nécessaires pour réprimer les abus. Je vous prie cependant de ne rien exagérer, de ne pas voir les choses trop en noir; la guerre est la guerre, c'est votre devoir d'en alléger le fardeau à vos populations, et prenez toutes mesures à cet égard, je les ratifierai; mais il n'est pas en notre pouvoir que les choses se passent comme en temps ordinaire, et sous ce rapport j'ai peur que vous ne vous laissiez aller à des sentiments de commisération que je partage, mais que notre devoir est de réprimer. Je vous renouvelle tous mes sentiments.

Lyon, 24 décembre 1870. — Ministre de la guerre à ingénieur de Serres, à Dole. — Je vous remercie de votre prodigieuse activité et j'approuve pleinement vos observations sur le loc corps. Vous pouvez transmettre des ordres conformes. Je vous avais invité également à me transmettre et à soumettre au général Bressolles les ordres, les heures de débarquemenl des troupes placées sous son commandement. Faites-le sans retard. Écrivez à Bressoles, et à moi. Accusezmoi réception. Il y a urgence.

1er février 1871. | préfet. — Des ordres ont été envoyés aux chefs militaires de votre région avec des instructions touchant les interprétations à donner à l'armistice.

de Cernai», près Salins, a dit en chaire el a avoué devanl moi avoir excité la population contre Garibaldi et avoir mie sa tète à prix; non. 1 emmènerons avec les prisonniers qui doivent passer devant la cour martiale. »

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