BASSES-PYRÉNÉES
1 1 octobre 1870. — A M. Nogué, préfet, - -I»' suis informé que M. Porcade de La Roquette est arrivé à Biarritz avecsa
1. M. Maigne avait proposé au ministre de faire une Levée <1« volontaires pour marcher au secours de Pa
famille. M. Forcade est le seul des anciens fonctionnaires de l'Empire qui séjourne actuellement sur le territoire. Il me paraît convenable que vous l'engagiez officieusement à se tenir éloigné delà France. Sa présence dans les circonstances actuelles pourrait devenir l'objet de désordres graves, qu'il vaut mieux prévenir.
Il n'est pas possible qu'un homme aussi compromis au service du régime déchu puisse, sans notre autorisation, rester sur le sol. S'il refusait d'obtempérer à vos avis, vous m'en référeriez aussitôt et j'aviserais.
26 octobre. — Apréfet. — De trop nombreuses exemptions ont été accordés à de prétendus soutiens de famille et presque partout fort mal à propos. Les mobiles des Basses-Pyrénées sont d'ailleurs devant l'ennemi à Dijon. Il y aurait de sérieux inconvénients à désorganiser les corps en un pareil moment et je ne puis désapprouver le général commandant à Dijon qui refuse les congés.
26 novembre 1871. — A préfet. — Faites savoir à M. de Jouvencel que dans le petit conflit qui s'est élevé entre lui et le commandant Sersiron, j'estime que c'est M. Sersiron qui a raison. En conséquence, je vous prie de lui prêter votre concours et de vous opposer à toutes entreprises de la part de M. de Jouvencel.
7 janvier 1871 . — A préfet. — Il résulte de votre dépêche que 3,000 mobilisés de votre département sont prêts à partir sur tel point que je vous indiquerai. Concentrez-les, excercez-les sans relâche jusqu'au jour de leur départ ; exécutez les instructions que je vous ai envoyées.
Il faut que la deuxième partie de votre effectif soit en état dans un délai qui ne pourrait dépasser le 15 janvier. Répondez d'urgence.
9 janvier 1871. — Au préfet. — Nous avons reçu vos lettres et vos demandes insistantes et réitérées, afin d'être relevé de vos fonctions.
Nous regrettons bien vivement que vous ne puissiez pas nous continuer votre concours si intelligent et si dévoué. Vous êtes un de ceux qu'on ne laisse partir qu'avec infiniment de regret et à la dernière extrémité. Nous venons de nommer, pour vous remplacer, un de nos meilleurs amis,
M. Anatole de La Forge, le défenseur de Saint-Quentin, viceprésident du comité de Bordeaux. C'est un homme rare, qui a toute notre affection, toute notre confiance, et qui mérite toute la vôtre. Nous vous prions de lui accorder le concours précieux de vos lumières et de votre influence.