MASCARILLE, ALBERT
ALBERT
Vi frape?
MASCARILLE
Amis.
ALBERT
Ho ! ho ! qui te peut amener t Mascarille.
MASCARILLE
le viens. Monsieur, pour vous donner Le bon iour.
Hal vrayement, tu prends beaucoup de peine!
De tout mon cœur, bon iour...
MASCARILLE
La réplique est soudaine.
Quel homme brusque 1
ALBERT
Encor ?
MASCARILLE
Vous n'auez pas ouy,
ALBERT
Ne m'as-tu pas donné le bon tour ?
MASCARILLE
Ouy.
ALBERT
Hé bien, bon iour, te dy-ie.
MASCARILLE
Ouy; mais ie viens encore Vous saluer au nom du Seigneur Polidore.
Monsieur.
ALBERT
Hal c'est m autre foit. Ton maistre t'a chargé De me saluer?
Ouy.
le luy suis obligé ; Va y que ie luy souhaite vne ioye infinie,
MASCARILLE
Cet homme est ennemy de la cérémonie.
le n'ay pas acheué, Monsieur, son compliment :
Il voudroit vous prier d'vne chose instamment.'
ALBERT
Hé bien 1 quand il voudra ie suis à son seruice.
MASCARILLE
Attendez , et souffrez qu'en deux mots ie finisse. Il souhaite vn moment pour vous entretenir D'vne affaire importante, et doit icy venir.
ALBERT
Hé ^ quelle est-elle encor l'aflaire qui l'oblige A me vouloir parler?
MASCARILLË.
Vn grand secret, vous dy-ié, Qu'il vient de découurir en ce mesme moment, Eit qui, sans doute, importe à tous dey x grandement. Voilà mo» ambassade.