‹ Dépit amoureuxChapitre 17 sur 43 · MASCARILLE, ALBERT · texte numérisé non relu

MASCARILLE, ALBERT

ALBERT

Vi frape?

MASCARILLE

Amis.

ALBERT

Ho ! ho ! qui te peut amener t Mascarille.

MASCARILLE

le viens. Monsieur, pour vous donner Le bon iour.

Hal vrayement, tu prends beaucoup de peine!

De tout mon cœur, bon iour...

MASCARILLE

La réplique est soudaine.

Quel homme brusque 1

ALBERT

Encor ?

MASCARILLE

Vous n'auez pas ouy,

ALBERT

Ne m'as-tu pas donné le bon tour ?

MASCARILLE

Ouy.

ALBERT

Hé bien, bon iour, te dy-ie.

MASCARILLE

Ouy; mais ie viens encore Vous saluer au nom du Seigneur Polidore.

Monsieur.

ALBERT

Hal c'est m autre foit. Ton maistre t'a chargé De me saluer?

Ouy.

le luy suis obligé ; Va y que ie luy souhaite vne ioye infinie,

MASCARILLE

Cet homme est ennemy de la cérémonie.

le n'ay pas acheué, Monsieur, son compliment :

Il voudroit vous prier d'vne chose instamment.'

ALBERT

Hé bien 1 quand il voudra ie suis à son seruice.

MASCARILLE

Attendez , et souffrez qu'en deux mots ie finisse. Il souhaite vn moment pour vous entretenir D'vne affaire importante, et doit icy venir.

ALBERT

Hé ^ quelle est-elle encor l'aflaire qui l'oblige A me vouloir parler?

MASCARILLË.

Vn grand secret, vous dy-ié, Qu'il vient de découurir en ce mesme moment, Eit qui, sans doute, importe à tous dey x grandement. Voilà mo» ambassade.

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