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la toxémie qui se produit pendant la grossesse chez les parturientes dont le foie fonctionne mal et dont le système nerveux est particulièrement excitable.
En un mot il faut trois conditions essentielles pour qu'une femme présente les symptômes de la dermatose gravidique autotoxique :
1° Qu'elle soit intoxiquée par des produits nocifs accumulés dans son organisme, soit par rétention provenant d’un mauvais fonctionnement du foie ou des reins, soitpar production excessive de ces mêmes produits, causée par une maladie de l'estomac ou de l'intestin ;
2° Qu'elle ait en outre une hyperexcitabilité spéciale du système nerveux et enfin ;
3° Qu'elle soit enceinte.
Nous verrons en effet : qu'en dehors des phénomènes cutanés qui montrent d’une manière si évidente le rôle du système nerveux dans cette dermatose il y a des symptomes non moins nets et probants d’une aulo-intoxication de l'organisme et nous espérons montrer de plus qu'il est naturel que cette intoxication se produise pendant la grossesse et non en dehors de cet état.
La seule critique que nous nous permettions de faire au sujet de la pathogénie nerveuse, telle que la comprennent beaucoup d'auteurs, èst la tendance qu’ils ont à n’admettre aucune autre cause qu'une lésion ou un ébranlement du système nerveux pour expliquer tous les caractères cliniques de l’herpés, geslalionis. Cette manière de voir donne à notre avis, une irop grande importance à l’action du .système
nerveux dans cette affection, el nous rappelons avec plaisir ici l'opinion du D’ Leredde émise dans son travail sur le rôle du système nerveux dans les maladies de la peau | «À l'exemple de notre éminent maître M. Bes- «nier (1), dansle rapport qu'il a consacré à la ques- « tion du prurigo au Congrès de Dermatologie de € 1896, nous pensons que l'intervention du système
«nerveux dans la pathogénie des dermatoses a été con- «
sidérablement exagérée ; nous voudrions montrer « qu'elle a été souvent invoquée sans preuve suffi- « sante et qu’il convient de réduire l’action du sys- « tème nerveux en dermatologie à celle qui lui €
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appartient réellement si l’on veut pénétrer de plus « près le mécanisme intime desmaladies de la peau.
« On peut essayer aujourd’hui d'expliquer par des « hypothèses nouvelles, des symptômes et des lésions «tégumentaires rattachées jusqu'ici à des lésions r
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et à des troubles dans le fonctionnement de l’encé- « phale, de l’axe spinal ou des nerfs périphériques.
« Que des troubles nerveux puissent jouer un rôle « dans l’étiologie de certaines dermatoses rien ne « nous autorise à le nier, et parmiles faits de shock « moral précédant une affection cutanée que lon «trouve réunis dans la littérature, il en est un grand
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nombre qui ne sont passibles d'aucune contesta-
«tion ; mais, rien n'oblige à les inlerpréler comme