‹ Dermatose sympathico-endocrinienne chez le chienChapitre 14 sur 44 · I. — Réflexe oculo-cardiaque · texte numérisé non relu

I. — Réflexe oculo-cardiaque

A CEOUTÉPEST

Pour GUILLAUME ce n’est pas un phénomène isolé, mais bien une des modalités pariiculières d’un ensemble beaucoup plus vaste: les phénomènes nerveux ‘organo-végétatifs.

La compression oculaire n’a pas seulement pour effet de modifier la fréquence du pouls et de la respiration mais elle entraîne également des perturbations dans les fonctions d’autres organes.

Aucun territoire n'échappe à cette règle absolue d’être éventuellement le point de départ d'un réflexe - sensible, dont les modifications motrices apparaîtront dans tous les organes qui reçoivent les nerfs organovégétatifs.

D'après LIÉGEOIS, « deux groupes d’épreuves permettent d'identifier la formule végétative (SŒDERBEROG) ; ce sont les épreuves pharmacodynamiques d’une part et les épreuves physiologiques d'autre part.

Les premiers sont d’une interprétation délicate car la dose du réactif agit et on va pouvoir être en face de résultats entachés d'erreur. Aussi va-t-on examiner seulement les derniers parmi lesquels celui qui a eu le plus de vogue jusqu'ici : le réflexe oculo-cardiaque (ROC) 5

Ce R. O. C. revient à déterminer les modifications du rythme cardiaque par la compression des deux yeux.

L’excitation produite se transmet probablement par le trijumeau jusqu'au bulbe où elle se connecte avec les . voies centrifuges et orthosynipathiques.

La réponse cardiaque est parallèle au tonus dominant et s’apprécie par des numérations de pouls de 10 en Î0 secondes : bradycardie en cas de vagotonie, tachycardie en cas de sympathicotonie, rythme inchangé ou à peine en cas d'équilibre neuro-végétatif.

Îl est évident que ces réponses ne valent que si le sujet est à jeun, au repos et soustrait aux émotions, le pouls étant stabilisé.

Page 1