III. — Valeur de l’appellation ‘‘eczéma nerveux
Les Professeurs HENRY et LESBOUYRIÈS avaient constaté que cette dermatose coïncidait avec un déséquilibre du système pee, -végétatif.
Nous avons vu jusqu'ici que les réflexes oculo- -Cardiaques et de la patte sont insuffisants pour maintenir une telle affirmation.
En médecine humaine BORY signale un cas d’hémiatrophie faciale progressive avec sclérodermie et qui évoque l'idée d’une cause ayant un siège nerveux.
SPILLMANN a constaté, sur neuf observations de psoriasis, quatre déséquilibres vago-sympathiques.
CHAUVEAU sectionnait toutes les branches nerveuses, y compris les filets accolés à la surface des artères, qui se rendent à l'extrémité du membre chez le cheval, et ne trouvait aucune influence sur la croissance du sabot.
ADELMAN voyait dans une lésion du tibial apparaître un accroissement exagéré du sabot.
Quelle explication donner à cette contradiction?
HA
Dans l’expérience de CHAUVEAU n'aurait-on pas une section simultanée du sympathique et du parasympathique, ce qui provoquerait une action accélératrice et une action inhibitrice se neutralisant, tandis que dans la constatation d’ADELMAN il serait possible que la lésion du tibial aurait provoqué des lésions des fibres inhibitrices seulement ou en majorité, laissant l’action des fibres accélératrices prédominer.
On a attribué au système nerveux une action sur la peau, action qui se ferait soit par l'intermédiaire de la circulation ou qui serait originellement nerveuse.
C'est à la suite de ces constatations que CHERCOTA imagina les nerfs trophiques qui s’ajoutèrent aux nerfs vaso-moteurs et aux nerfs secrétoires.
Cette action se produirait soit par l'irrigation de la peau, soit par la secrétion des glandes de la peau, soit par la peau elle-même (nutrition) et aurait pour cause soit une altération du système centrifuge ou du système centripète qui entraverait les réflexes, soit l’action d'une toxine sur ce système nerveux, soit l’action d'une secrétion interne.
Dans l’affection qui nous intéresse, certains faits font penser à l’hypervagotonie : ces animaux peureux, s’essoufflent rapidement, ont de l’hypersalivation et une hypersecrétion lacrymale abondante ; le R. O. C., toutes réserves faites, est nettement en faveur de cette conception.
Cependant d’autres faits contredisent ces premiers et feraient penser à une hypersympathicotonie : activité débordante et de plus tachycardie intense.
CHAVANCE a vu en outre, chez le sujet qu’il a ob-