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ATROPINE

Ce produit fait partie du groupe des antivagotoniques comme l'hyoscamine, la scopolamine.

Nous l’avons employé en injections et en applica-

tions directes,

ERAAEr

a) EN INJECTION.

Cette atropine agit sur le rythme cardiaque. Or, nous avons vu, bien que certains faits fassent penser . à une vagotonie outrée, que nous sommes en présence de sujets présentant de la tachycardie. On obtient, en effet, un rythme cardiaque accéléré. Nous avons fait des injections de ce produit extrait de l’atropa belladona dans le rapport de | milligramme à | milligramme |/2.

Cette action se fait sentir rapidement mais est assez fugace et on ne peut obtenir un état d’hypervagotonie bien solide.

Il est vrai que si le rythme cardiaque restait constant il s’en suivrait presque certainement des lésions plus ou moins précoces de cet organe dont la fonction est primordiale.

Nous avons injecté l’atropine par la voie intraveineuse et dans une première phase nous avons noté un ralentissement dans le rythme cardiaque.

En effet, nous nous trouvons dans le cas où il y a hyperexcitabilité du parasympathique cardiaque.

Mais bientôt, dans une deuxième phase, le rythme se ralentit, car il y a paralysie du pneumogastrique sous l’action de l’atropine.

b) EN APPLICATION LOCALE.

La solution employée est au 1/200°.

Sur le nez et les paupières on imbibe les croûtes pour les enlever, puis on lotionne la plaie à plusieurs reprises et à quelques minutes d'intervalle.

LANNE

Lorsque les croûtes sont enlevées, nous nous trouvons en présence d’une plaie à vif et le sang se met à sourdre par place.

À la première application d’atropine on a de la vasodilatation et le saignement est accru en intensité.

En faisant une nouvelle application après une attente de quelques minutes, on provoque de la vasoconstriction, le saignement diminue et la plaie devient pâle.

Il faut remarquer que, par l’action de la patte que l'animal se passe sur la région traitée, un peu de liquide pénètre par la conjonctive; aussi, après un quart d'heure, la pupille est dilatée, la muqueuse oculaire est toute blanche.

Cette action vasodilatatrice et ensuite vasoconstrictive, action normale de l’atropine, est la raison pour laquelle à chaque traitement il faut faire plusieurs applications se succédant à quelques minutes.

Le traitement est uniquotidien.

Les croûtes disparaissent et la peau redevient un peu plus souple, mais il convient d’ajouter que nous avons eu les mêmes résultats par de simples lotions biquotidiennes avec une solution de sulfate de zinc à 2/100°.

Le poil ne repousse pas et bientôt les lésions prennent à nouveau une ampleur considérable qui augmente sans cesse.

Le syndrome étudié dans ce travail peut être défini : « Neurotonie intriquée à prédominance vagotonique ».

Plusieurs symptômes viennent à l'encontre de cette théorie : tachycardie, activité débordante, maigreur,

He

grand appétit, hyperestésie, tremblements, qui sont le propre de la sympathicotonie.

Nous avons employé la pilocarpine, l’émétique, qui sont des vagotropes hypertonisants au même titre que l’ésérine, l’arécoline, la vératrine, la muscarine et la digitale, le strophantus, les vomitifs qui entrent dans ce groupe pour certains auteurs comme LAIGNEL- LAVASTINE et BRU.

PILOCARPINE

Deux essais seulement et à vingt-quatre heures d'intervalle ont été tentés. |

Nous avons dû nous arrêter car une diarrhée profuse était apparue chez le sujet déjà débilité par des vomissements fréquents.

Aucun résultat n’eût pu être obtenu en un si court laps de temps.

Pour certains auteurs qui voient l’origine de l’eczéma dans un choc anaphylactique, un traitement est conseillé : la pilocarpine.

Nous pensions donc avoir une plus grande chance

dans notre expérimentation.

EMETIQUE

Nous avons tenté de traiter un chien grœnendael âgé de 4 ans, classé dans notre travail comme sujet 4 et nommé T'oby.

Nous employons une solution au 1/100° d’éméti-

A er

que dans du sérum physiologique citraté dans les proportions de 5 grammes de citrate pour 1.000 grammes de sérum.

Le traitement dure quatre jours.

Les injections sont respectivement de :

1,5 cc. le premier jour,

2,2 cc. le deuxième jour, 4 cc. le troisième jour, 5 cc. le quatrième jour.

Nous arrêtons cette thérapeutique pendant une semaine, puis nous faisons une nouvelle série d’injections.

Nous ne constatons aucune amélioration: tout au contraire, les lésions semblent devenir de plus en plus importantes.

Nous avions employé l’émétique qui, outre son action sur le système organo-végétatif, est le médicament par excellence de la leischmaniose dans un traitement où l’atoxyl combine son action au produit précédemment nommé.

En effet, ce sujet venant des environs de Nice pouvait, à première vue, laisser suspecter cette maladie.

Les lésions ressemblent en partie à l’eczéma accompagnant la leischmaniose, c’est-à-dire : lésions périoculaires, lésions au niveau des oreilles, lésions des régions olécraniennes.

Mais dans cette affection rencontrée dans les régions méridionales de l’Europe, si la localisation est sensiblement la même que dans la dermatose considérée ici, on rencontre en outre des localisations au niveau de la matrice des ongles et ces lésions sont ulcérées.

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