‹ Dermatose sympathico-endocrinienne chez le chienChapitre 27 sur 44 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Rapports entre le système sympathique et les thyroides

Depuis longtemps on connaît les rapports étroits qui existent entre le système nerveux et les glandes à secrétions internes ou à secrétions externes.

Parmi les expériences montrant les relations entre les glandes à secrétions externes et le système organovégétatif il faut signaler l'expérience réalisée par ARLOING lorsqu'il sectionnait « le cordon cervical du grand sympathique chez le bœuf ».

Le rôle du système nerveux sur la régulation de l’activité fonctionnelle des glandes endocrines fut mise en valeur par SANTENOISE et VARÉ et par GUIL- LAUME.

RÉGNIER, SANTENOISE, VARÉ et VERDIER injectent de l'ésérine et voient que le corps thyroïde, d’abord rétracté, se gonfle ensuite. Ils en concluent à l’action du pneumogastrique sur la glande.

Chez le lapin, PARISOT et RICHARD ont fait des

expériences.

Re

Après thyroïdectomie, une vagotonie apparaît, vagotonie qui s’atténue par l'injection d'extrait de thyroïde et peut être renversé par l’adrénaline.

L'’extrait thyroïdien sensibiliserait le sympathique et lui permettrait de réagir aux doses d’adrénaline minimes que les glandes surrénales malades peuvent à

peine secréter.

Dans le chapitre des dermatoses et en particulier dans les sclérodermies on a étudié les rapports de ces

deux systèmes : hormonique et nerveux.

Autrefois on voyait dans la sclérodermie une étio-

logie d'ordre nerveux.

Pour RAYMOND, qui remarque la symétrie des lésions, et pour BRISSAUD, soupçonnant des lésions des centres médullaires ou des racines spinales du sympathique, cette théorie était en faveur ; mais à l’heure actuelle on tend à incriminer des troubles du fonctionnement des glandes vasculaires : thyroïdes et sur-

P, rénales.

On voit encore, ici, les rapports étroits existant en-

Lu Vé La S .. | tre le système neuro-végétatif et les thyroïdes d’une part et les glandes vasculaires entre elles d’autre part.

Pour d’autres auteurs, la sclérodermie serait un trouble thyro-ovarien et on aurait une influence de l'insuline qui probablement agit sur les glandes malades par l'intermédiaire du système sympathique, à moins que le pancréas ait un rôle dans cette affection.

Pour notre part, nous avons consigné dans nos ob-

servations les variations subies par le système organovégétatif à la suite du traitement thyroïdien.

On voit donc l’immense intérêt de rechercher les rapports entre ces deux systèmes qui entrent pour une immense part dans le maintien de l'équilibre des grandes fonctions de l'organisme.

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