ACTE TROISIÈME
êtes d'accord avec Gravant, on vient de me l'apprendre. Je ne suis pas homme à menacer en vain... Donc, s'il s'approche de vous, s'il vous parle bas, si vous paraissez le favoriser, en quoi que ce soit, prenez garde, je me jette sur lui et le soufflette devant tout le monde.
LUCIE
Ahl c'est ainsi... (a voix haute.) Monsieur de Gravant... (paul descend au milieu, elle regarde Hxement Armand qu'elle contient du regard.) Monsieur de Gravant, veuillez, je vous prie, demander mon manteau et m' attendre sur la terrasse, je vais me promener avec vous... (paul s'incline et remonte. — A Armand, en passant devant lui.) Voilà le cas que je fais de vos menaces.
ARMAND
Lucie!
LUCIE
Jamais je ne permettrai, entendez-vous, à qui que ce soit de me traiter comme vous venez de le faire. Il faut que cette situation cesse... J'entends être à l'abri de vos violences qui sont autant d'insultes contre lesquelles je me révolte.
ARMAND, hors de lui.
Ecoutez-moi... mais, comment vous expliquer... au milieu de tout ce monde. (Madame de Jessac, madame Trésorier, FirmonL et Ti'ésorier sont au fond à gauche, la comtesse et le marquis au second plan à droite.) Eh bien t... Ge soir, chez vous... LUCIE, vivement.
Ghez moi? Jamais!
ARMAND
Alors, ici?
La comtesse passe derrière eux, quittant le marquis, et entend les derniers mots.
LUCIE, passant devant Armand.
Soit! Et pour ne plus nous revoir.
Elle remonte. Armand est au milieu, la comtesse au premier plan à gauche.
LA COMTESSE, descendant en scène.
Oh I elle s'est jouée de moi.
Rideau.