LK 11 OS IF II
Toi dans ce lieu, toi dans la porcelaine! Que je te plains, joli rosier!
Celte salle pompeuse est pleiiu*
D’un monde envieux et grossier Qui le souille de son haleine :
C’est le palais d’un tiiiancier.
Que je te plains, joli rosier !
Ici naguère apporté du village.
De l’or In subis le pouvoir.
Ce lianqiiier veut qu’à son passage Pour lui lu fleurisses ce soir.
1)(‘ Ion parfum fais-lui riiomm.'ige.
Comme au Trés-Ilaul fait l’encensoir.
De l’or lu subis le pouvoir.
DKRNIKIÎFS (UIANSONS
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Sons •irancl liislro à la flamme irisée, Arbnsie aimé, lu vas mourir.
Plainl-il, re juif, âme blasée,
C(‘ux (|ue son faste fait soulTrir?
Privé d’ail' jiur el de rosée.
Ah 1 n’espére pas l’attendrir.
Arbuste aimé, tu vas mourir.
Mais jirés de toi passe un jeune [loële Dans (;e palais resplendissant ;
11 courljc aussi sa noble tète Devant le riche tout-puissant.
Des fièvres tl’or de cette fêle Il est saisi rien (pi’eu passant Dans ei' palais resplendissant.
Ainsi ipie toi ce st-jour l’empoisonne.
Dieu vous rende à son lieau soleil !
Le luxe (jui vous environne Va flétrir, en un temps pareil.
Kt sa poétique couronne Kt ton iliadèmi' vermeil.
Dieu vous rende à son ln'au soleil !
I>F. nKHA.\fiKR.
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i/OISKAU K AM'OMi:
La ranlalrict' ji’uiit; cl Im'IIc S’ évtàllc a\i milieu de la luiil.
(,lii’a-l-«‘lle e.nlendu? Ce doux Imiil.
KsI-ie nu cliaid d’amour qui l'api.elle?
>'oii, c’esl un faiilùme léi^er,
L’ombre d’uii oiseau (jiii l’éveille,
(.lui sur son lit vient voltiger,
Kn lui murmurant à l’oreille :
« Pour voli’e voix docile à nus It'eons
Du Paradis j’apporte des cbausons.
> lih.
« Je suis l’j'mie toujoiu’s aimante Du rossignol apprivoisa*
Par vous, et par vous tant baisé, Qu’il crut voir en vous une amante.
Que j’avais d’ardeur à clianter Loi'squ’en rêve ou dans l’insomnie Aux longs efforts pour m’imiter Vous mêliez les pleui’S du "éiiie!
Pour vo re voix docile à mes leçons Du Paradis j’apporte des cbausons.
« Un soir ovi la foule cbarmée Semait îles fleurs autour de vous, Votre singe, démon jaloux,
Ouvrit ma cape bien-aiméo.
Dans ses ongles rnc voilà pris.
Eu ricanant il me déchire.
Votre gloire est sourde à mes eris ;
On vous couronne, et moi j’expire.
Pour votre voix docile à mes leçons Du Paradis j’apporte des chansons
« Mais d’ailes mon âme est pourvue.
Invisible à des yeux humains,
Du ciel je franchis les chemins.
Pourtant sans vous perdre de vue.
Oh ! que de glohes je parcours,
IVefs qui de l’air fendent h's ondes !
Que d’hommes, d’oiseaux et d’amours J’entends chanter dans tous ces mondes Pour votre voix docile à mes leçons Du Pamdis j’apporte des chansons.
K Aux plus éclatantes planètes L’homme retrouve ses aïeux.
Sages, héros, saints, demi-dieux.
Affranchis de l’ombre où vous êtes. , Plus ils en sont loin, plus s’accroît L’intérêt qu’à leur âme inspire Le destin de ce globe étroit.
Humble hameau d’un vaste empire.
Pour votre voix docile à mes leçons Du Paradis j’apporte des chansons.
« L'homme, peuplant l’infini même.
De l’amour doit former les nœuds
DE BÉBANGER.
Entre ces astres lumineux fimanés du soleil suprême.
Eu des temps qui nous sont eaehés.
Dieu resserrant son aiiréole,
Les mondes, enlin rapprochés.
S’éclaireront par la parole.
Pour votre voix docile à mes leçons Du Paradis j’apjwrte des chansons.
« Moi. faible oiseau, je vole encore ;
Des miens plus haut j’entends la voix.
Un autre ciel s’ouvre, où je vois Du jour sans lin poindre l’aurore.
Chantres des bois, des champs, des eaux.
Forment là des chœurs de lonauffcs.
Dieu pennet aux petits oiseaux De le chanter avw les auffes.
Pour votre voix docile à mes leçons Du Paradis j’apporte des chansons.
« Mais l’amonr me fait redescendi e Vei-s vous qui m’avez tant pleuré; Et, cha(|ue mût, je reviendrai Avec des chants à vous apprendre.
Puissent vos accords enivrants.
Qu’à la terre le ciel envie.
Initier les cœurs soulTrants Aux merveilles d’une autre vu*!
Pour votre voix docile à mes le<;ons Du Paradis j’apporte des chansons. »
liRRNlfinKS CHANSONS
OU
MO.\ r, A «N AVAL
\ \ \ T I K iS
\in ; \iiiij jadis im prand )ii'ophi'lr.
ïdinlis qil’aimabit' l'I ^ai convivi'.
Tu rùj;nfis dans plus d’un ropas.
AiiliiT, il faut fjno jo t’rcrivi' dominent jo fôlo les jours pras.
St'ul, ontro ma lampe et ma challe.
Vieux rêveur, je vois sous mes yeux Of's temps <roù notre amitié date Passer le fantôme joyeux.
•A joinsi iKuvils, notre jeunesse.
S'aiïublanI d’habits les plus fous.
S’écriait : Joie, amour, ivresse.
Nous ont faits dieux ; imitez-nous.
Mais pourtjuoi d’un carton fantasque Prenions-nous le voile importun?
A des fronts si gais point de, masque :
tl’esi au vieillard (pi’il en feut un.
Te rapiielles-tu nos soiives?
Le champagne à cmlit moussani ?
Les l»elles robes iléchirées?
Le rici' an loin retentissant?
DE RÉItANGKIi
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(jnels «liants! quels cris! C était merveilles De nous voir traiter, eliacjue nuit,
Lt's plaisirs comme’ «les alieilli^s t^lu’ou am'te à force de bruit.
Souvenir cher à mes pensifs !
(Jràce à la fraîcheur qu’il leur rend.
.I«î souris aux heures passf’es. '
Je m’arranj’e du jour mouraul.
Pur de haine et d’hypocrisie,
Rc’vant le bien, cherchani le lieaii.
Je s«îiue un peu de poésie Sur les marches de mon tombeau.
r.her ami, loin que je me jmonde D’avoir tant chaulé le plaisir,
Ouand je finirai pour «’e iiioude.
Je n’y laisserai (pi’uu désir :
(l’esl «pi’â la saison prinlauiér«‘.
D’heureux enfants, au teint v<‘i iucil.
\ ieunenl, où «loriuira ma bière.
Sur les Heurs danser au soh’il.
LKÇON DK KKCTlillK
Ain :
Au printemps, sous le léuillage.
Le maître d’école assis Kait aux «‘nfanls du villag«‘ Kourtes leçons et loii"s récits.
Itifi
DERMKHKS CHANSONS
Vieux Ijalafré de l’Emiiire.
De la \oix les corri{;eaMl.
Il dit : « M’eût-on fait seiffent Si je n’avais pas su bien lire?
A, B, C, D, point de cris, |ioinl de pleui's; Enfanls, lisez, el vous aurez des neius;.
« Oui, ces fleurs que je cullive •Sont les prix qu’on obliendra.
Pour les savants je m’en prive.
En avant ! A qui mieux lira !
Bon vouloir ne peut suffire.
Sachez que l’homme de bien,
Seul, en vaut deux s’il lit bien.
En vaut trois^i’il sait bien écrire.
A, B, C, I), point de cris, point de pleurs; Enfants, lisez, el vous aurez des fleui’s.
* Moutard, li’as-tu pas de honte De prendre un n pour un v ?
A propos que je vous conte Un fait chez nous trop peu connu.
Après nos jours de détresse,
Voulant, le sabre au uHé,
Rapprendre la liberté,
4'ai combattu cinq ans en (îme.
A, B, C, D, point de cris, point de pleurs; Enfants, lisez, et vous aurez des fleurs.
« Prés de quitter les Hellènes.
De tontes parts triomphants.
l'E U K 11 A x; ER.
l'ii jour, sur le poii d’Athènes.
J’entre à l’éeole des eiil'aiits.
Le iiiaitre alors faisait lire Un niarin d’à<{e avancé.
Le voyant à l’A, 15, L,
Uoniine un Urançais, moi, j’allais rire.
A, 15, C, I), point de cris, [)oint de pleurs; Enfants, lisez, et vous aurez des Heurs.
Il Venant à moi, le vieu.\ maître 51e dit : « Voici le héros « (Jii’ici chacun veut conu.dire,
« Le capitaine des briilots.
Il 11 a vengé .sa pairie,
Il Brisé' l’orgueil du sultan.
Il Bridé vif un cajiitan « Et fait trembler Alexandrie. »
A, B, C, D, point de cris, point de ideurs;
. Enfants, lisez, et vous aurez des lleui’s.
Il Uni, c’est Canaris lui-méme,
< (àmaris, notre fierté.
(I II n’eut avec le baptême « U|i'’'Î 5 Horanre et ipie pauvreté.
Il S’il s’assied, plein de sagesse.
Il Au banc des petits gart,»us ;
« S’il est bumblb à mes leçons.
« C’est encor pour servir la Grèce '. »
• J’ai lu, ji' IIP. sais plus où. ([u'uu vovaj^eur \il soiiir Cuua» ris il’une ccole, avec les pclils firecs qui la fréquentaient. Comme eux il portail ses livres sous son bras. Ce héros appre-
liEitviKUts i; 11 A. \ SONS
A, li, C. 1), point <Ji‘ criîs, point do plriii>: l'idiiiils, lisoz, ot vous aurez des fliMirs.
« lie leeolier (|ue j’adniiif Alors je presse la main.
(àniaris jnsipran navire .'le cuiidnisit le lendemiiin.
Kt me dit sur le rivafje Ile bt'an mol (jue j’ai nulé ;
Le savoir, e’est lil)ortê ;
L’ignorance, c’est esclavage. ,
A, 15, C, Ü, point de cris, point de plem-s; i Mnl'anls, lisez, et vous aurez des fleurs, b |
iNOTIlli U L Oit K
Aih :
.Mais qn*esl-ce eiiliii (jue la sphère mi nous .sommes? L’n vien.\ qui |)eul, en l'endalil l’air,
Soiiii’ du l'ail, au liez des astronomes,
Kt nous vei'ser sur son cliemui de 1er.
(Jue de convois à puissancf»ntlraclive
nuit à lire «l n'en avait pas honte, ilenrctix les pays uù tni île longit pas ilc bien faire 1 1,’intiépiile marin, parti ilc si bas, est devenu ministre depuis. Que Dieu veille slir le caractère lüVal et moilcste de ce grand eiloycn! (JVo/e tic Bérimyer.)
I»E llKliA.NOKU.
lii;i
Si'iiibleul Ui-liaul cuiniiie iiuiis so iiiouvnir ! ct!s \vag},'ons ce que je voudrais voir,
(l’esl la locomotive.
,\oLn; planète eut une entance élrange .
Biifïon l’a dit; Cuvier l’a constaté.
Un jani de feu qu’enserre un peu de fange llonna naissance à ce monde encroi’dé.
Sur l’embryon la mer jetant sa robe De sa vermine assez mal le piu^'ea.
L’homme vint tanl; et moi, je criiins déjà De voir périr ce "lobe.
Passé, dis-moi, ciiai-je au bqrd d’un gouUiv, Combien de temps a roulé suspendu Ce point où Hiomme en passant pleure et soulfre '! Et des anciens l’histoire a répondu.
Mais (luelle foi |ieut retrouver sa l’outc!
^ Sous les débris de leui’S dogmes nombi'eu.v'/ Perses, Hindous, Grecs, Égyptiens, Hébreux, Nous ont légué le doute.
I.(! doute est froid, quehiue part qu oii s'y luge, Pour in’en tirer invo(|uons l’avenir.
Un nouveau Christ passe, et je l’interroge !
« Maître, ce monde un jour doit-il tinir 1 M Jamais, dit-il. Vive notre planète,
Il Dont ma Triade éternise le cours ! »
A ses croyants ainsi répond toujours Oc messie en goguette;
ta