‹ Dernieres chansons 1834 a 1854 de P.J. de BerangerChapitre 97 sur 133 · TR.MTÉ DE POLITIQUE · texte numérisé non relu

TR.MTÉ DE POLITIQUE

Note XI.Vl. — .A la date. — Cette chanson, faite dans les Cent- Jours, peu de temps après le retour de Napoléon, parut imprimée dans plusieurs journaux. Parmi les auteurs qui ont injurié ce grand homme après sa double chute, il y en a peu, sans doute, qui eussent voulu lui parler ainsi que Béranger le lit dans ces couplets. Lors de la seconde rentrée des Bourbons, on ne l'accusa pas moins d'avoir flatté l’Empereur. Il fut loin d’en juger ainsi, puisque dans son premier volume, publié à la fin de 1815, il n’inséra pas cette chanson, parce qu’il la regardait comme une criti- ([ue trop directe du gouvernement impérial, ce qui lui semblait peu convenable alors.

11 faut toujours se rappeler que Béranger n'avait pas encore osé donner A son genre des formes plus en rapport avec les idées cpii occupaient le peuple français. De là, le ton et le cadre qu’il prit ilans le Truité de polilique.

C’est à l’épofpie où il fit cette chanson qu’on lui proposa la place de censeur du Journal général, feuille connue par son royalisme. Béranger, partisan de la liberté illimité<> de la presse, refusa cette place, qui rapportait six mille francs, quoiqu’il n’eut alors pour vivre et soutenir des charges assez fortes ipie son emploi de ilix- Imit cents francs. (Mnle de Béranger.)

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