L’AMI ROBIN
Note XXVII. — Am litre. — L’Ami Robin est une chanson de l’Empire : Béranger ne se proposait alors que Collé pour modèle. Comme il n’écrivait pas ses chansons, il en a perdu un grand
DK DK RANGER.
noiubre de cette même époque. Il a toujours regretté des couplets intitulés le Bœuf gras et le Décrût leur suivant la cour, couplets fort satiriques que les convenances l’eussent sans doute empêché de publier à la Restauration, puisqu’ils attaquaient le gouvernement déchu, mais qui n’en auraient pas moins été pour lui un complément de l’histoire chantante des régnes sous lesquels il a vécu.
Lorsque les amis de Béranger l’engagèrent à écrire ses chansons, il en retrouva dans sa mémoire près de quatre-vingts, tant bonnes que mauvaises, dont il forma un recueil avec ce titre: Chansons morales et autres , par M. un tel, membre d’une société de gens de bon goût et de mauvais ton. On peut, d’après cela, juger du peu d’importance qu’il attachait à ces productions. Son premier* volume, publié à la fin de 1815, est encore intitulé: Chansons morales et autre . (No e de Béranger.)