‹ Dernières chansons de P.J. Bèranger 1834 à 1851 avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 57 sur 182 · LES VIOLETTES · texte numérisé non relu

LES VIOLETTES

Air.

u llélas! violettes cliarniaules,

Vous vous hâtez trop de fleurir.

Au soleil ces neiges fumantes,

Le verglas peut les recouvrir;

Mars nous garde encor des tourmentes, i ^ .

Naissez-vous aussi pour souffrir? !

v — Bénis le ciel qui nous ordonne D'éclore en dépit des glaçons.

La pauvre Laure, enfant si bonne,

Va nous chercher dans ces buissons :

A souhait pour qu’elle y moissonne,

En urelottanl nous fleurissons

if — Douces fleurs, quelle est cette fille ?

— Une orpheline qui nourrit Ceux qui se sont faits sa famille,

Vend des fleurs quand le ciel sourit, Lasse la quenouille et l’aiguille,

Ou glane aux champs que Dieu mûrit.

« Ce matin, dès la pâle aurore,

Un ange a passé par ici.

11 a dit : Enrichissez Laure;

DE BI.RANGER

Le pain manque, et Laure en souri Va venir; hâtez-vous d'éclore, i L'ange a dit vrai, car la voici. » )

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