‹ Dernières chansons de P.J. Bèranger 1834 à 1851 avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 67 sur 182 · DE BER A ING E II · texte numérisé non relu

DE BER A ING E II

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Sfiubleiil là-haut comme nous sc mouvoir!

Dr ces waggons ce que je voudrais voir, C’est la locomotive.

Notre planète eut une enfance étrange :

Buffon l’a dit ; Cuvier l’a constaté.

Un peu dé feu qu’enserre un peu de lange Donna naissance à ce monde encroûté.

Sur l’embryon la mer jetant sa robe De sa vermine assez mal le purgea.

L’homme vint tard; et moi, je crains déjà De voir périr ce globe.

Passé, dis-moi, criai-je au bord d’un gouffr

Combien de temps a roulé suspendu

Ce point où l’homme en passant pleure et souffre 7

Et des anciens l’histoire a répondu.

Mais quelle foi peut retrouver sa route Sous les débris de leurs dogmes nombreux?

Perses, Hindous, Crées, Égyptiens, Hébreux,

Nous ont légué le doute.

Le doute est froid, quelque part qu’on s’y loge. Pour m’en tirer invoquons l’avenir.

Un nouveau Christ passe, et je l’interroge :

*< Maître, ce monde un jour doit-il finir?

« Jamais, dit-il. Vive notre planète,

« Dont ma Triade éternise le cours ! »

A ses croyants ainsi répond toujours Ce messie en goguette»

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Si le passé n'a point d'écho lidèle,

Si l'avenir est muet et voilé,

Présent, dis-moi, notre terre doit-elle Faire faux bond à L'empire étoilé?

Mais du passé prés de franchir la porte, Ce nain chétif, que l'avenir poursuit,

N'a pas le temps de me répondre, et luit En disant : Que m'importe !

Dieu voit la lin de tout ce qu'il fait naître.

Le monde est né, le monde doit mourir.

(Juand? Ah! ditl'uu, avant demain peut-être; L'autre lui donne un long temps à courir.

* Tandis qif ainsi sur l'époque assignée

Nous discutons, plus ou moins nous trompant, Au bout d'un lil le monde est là qui pend Comme un nid d'araignée.

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