LA CENSURE
Soie XXXVI11. — Au sous-titre. — C'est peu de temps après la première Restauration que le ministère, par l'organe de M. l'abbé de Montesquiou, chargé de l'intérieur, demanda une loi répressive de la liberté de la presse. Cette loi donnait des censeurs aux divers journaux, et la Chambre n'opposa presque pas de résistance à ces limitations de la plus importante des libertés publiques.
Pendant les Gent-Jours, on proposa à l'auteur la place de censeur du Journal gênerai ' ; il refusa, tout pauvre diable qu'il était, en disant qu'il avait assez cherché à déconsidérer le métier pour n'avoir pas de mérite à refuser de le faire, même pour six mille francs. (Note de Béranger.