‹ Dernieres chansons de P.J. de Béranger, 1834 a 1851, avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 136 sur 149 · LES RÉVÉRENDS PÈRES · texte numérisé non relu

LES RÉVÉRENDS PÈRES

Note LXXX11. — Au titre. — Qui pourrait croire qu'en 1819 beaucoup de personnes doutaient des progrès que les jésuites faisaient sourdement en France? A cette époque pourtant, sous des noms divers, on comptait plus de trente maisons r.'genlées par eux. Ils étaient protégés par le gouvernement occulte, à la tête duquel était le comte d'Artois.

L'atroce gouvernement de Ferdinand Vil, en F.spagne, avait trouvé des gens pour le louer en France.

Quant au grand homme du jour dont il est question au troi-

* Voy. Ma Biographie- (Édition in-8, p. 255.)

siéme couplet, c'est M. Decazes, qui acheta par ses complaisances l'honneur d'avoir la duchesse d'Angoulême pour marraine de son fils.

La prédiction que l'auteur fil de sa chute ne tarda pas ï s'accomplir. On a trop dit que la mort <ln dnc de Berry en avail été la cause; elle n'en fui que l'occasion. Le système de bascule qu'il inventa ou plutôt qu'il suivit avait dès longtemps fait prévoir l'impossibilité de la durée de son régne.

C'est, particulièrement sous son ministéreque les jésuites firent, m France, les plus rapides progrés et commencèrent à envahir l'instruction publique. Il serait injuste de croire qu'il les aimâl; mais il ne fit rien pour s'opposer à leurs progrès; il craignait hop de déplaire au frère ilu roi cl à ses airii~, qui ne lui ménageaient pas les menaces. [Note de Béranger.

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N'ote 1AWIII. — Au titre. — On a souvent accusé Béranger de se laisser dominer par l'esprit île parti. Jamais reproche ne fui moins fondé. « Le bonheur de la France avant tout, » tel était le fond de sa politique. Au commencement de 1819, une espérance d'amélioration parut saisir tous les hommes amis du pays. Le poète se laissa aller à cette douce espérance, cl celle chanson en porte l'empreinte. Mais Béranger ne dut point oublier les outrages que l'Angleterre fit subir à sa patrie : aussi, à propos d'une riche exposition de peinture, rappelle-t-il la spoliation du Musée [Note de Bfrnnger.)

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