‹ Dernieres chansons de P.J. de Béranger, 1834 a 1851, avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 148 sur 149 · LES DEUX COUSINS · texte numérisé non relu

LES DEUX COUSINS

Note XCIX. — Au litre. — Le peuple de Paris n'a jamais cru, bien généralement, à la légitimité de la naissance du duc de Bordeaux. Le procès-verbal de l'accouchement de la mère était propre à faire naître des doutes. Bien des personnes placées haut les ont eus. L'enfant du miracle pouvait être l'enfant de la fraude. On peut donc être surpris que Bélanger n'ait pas mis à profit ce cote de l'événement qui prêtait si bien à la chanson; mais presque tous ces couplets politiques ont été le finit de la réflexion. 11 avait calculé qu'un jour ou l'autre cette famille serait renversée, et il ne croyait pas que cet enfant put jamais arriver au troue. I' regardait donc comme utile qu'un rejeton de la race dite légitime existât quelque part, pour que celui qui serait appelé au trône, par suite d'événements probables, fût bien évidemment dans le cas d'usurpation au point de vue légitimiste, ce qui devait être avantageux au principe de la souveraineté populaire, principe que Béranger a toujours professé. C'était surtout dans le cas où la branche d'Orléans arriverait au trône que ce représentant de la légitimité paraissait nécessaire au chansonnier. Voilà ce qui le détermina ,i ne pas chicaner la naissance miraculeuse du duc de Bordeaux, au risque d'exposer sa chanson à être reçue plus froidement qu'elle ne l'aurait été, faite dans le sens qui eût le plus flatté la malignité publique. Il ne faut pas croire que ce soit la seule fois qu'il ait soumis ses inspirations à un examen aussi approfondi.

Bans Je second couplet il est question de l'eau du Jourdain, don/

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on prétend que M. do Chateaubriand olfril une fiole pour le baptême du roi de Rome. Le l'ait n'est peut-être pas exact; mais le trait qui on résulte est trop peu mordanl pour qu'on ail ci u né ccssaire de s'assurer de la vérité historique.

Bérangern'a point cessé d'admirer le talent île l'autour A'Atala, et crut toujours qu'on devait une sorte de respect à l'homme supérieur qui s' ogare. Le parti royaliste n'usa jamais d'une pareille réserve : il faut ou excepter M. de Chateaubriand, qui donna à cel égard t^ véritables preuves de supériorité. (Notede Etranger.)

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