MES AMIS
\in : Ainsi jadis un grand prophète.
Dix-neuf août ! Dieu ! quelle date !
Mes chers amis, à jour pareil, Je vins sur notre terre ingrate fraiper cinq pieds d'ombre au soleil
Voyant , à l'heure d'apparaître, Mon bon ange saisi d'effroi, Je fis bien" des façons pour naître.
Mrs amis, pardonnez-le-moi. (Bis.)
Mon ange me prête main-forte;
Mais, un docteur aux bras fie fer '
De mon gîte foiyanl la porte,
Je suis comme on entre en enfer.
Pour moi quels tourments vont donc suivre
L'épreuve où je viens d'être mis'.'
Je crains déjà de longtemps vivre,
Pardonnez-le-moi, mes amis.
Mon bon ange alors me révèle L'avenir qui m'est réservé :
Comme un pauvre joueur de vielle.
Je chante en ha! tant le pavé.
Mon indigence est poursuivie, On m'emprisonne au nom du roi.
J'hésite à mener cette vie.
Mes amis, pardonnez-le-moi.
Mon hon ange m'annonce encore Pour mon pays de longs combats, Une liberté dent l'aurore Se fond eh brumes et frimas.
' Ma mère souffrit pendant plusieurs juins avant de me mettre au monde, cl pe pul être délivrée que par le forceps, qu'on n'employait alors que daus les cas extrêmes. (Ne/e dt Etranger. >
bE BEBANGER.
I n siècle liait, qui rien ne fonde:
La gloire y loinbe en désarroi.
Oh! que j'ai regrel d'être au monde Mo amis, pardonnez-le-moi.
Mais en riant j'aurais dû naître, Si mon bon ange eût dit d'abord L'amitié viendra sur (ou être Verser l'oubli des maux du sorl Moi dont elle a séché les larmes, Moi qu'à son culte elle a commis, J'aurais dû pressentir ses cliarmes Pardonurz-le-moi, mes amis. (Bts.)