‹ Dernieres chansons de P.J. de Béranger, 1834 a 1851, avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 31 sur 149 · LA IU\ 1ERE · texte numérisé non relu

LA IU\ 1ERE

lui : C'csl ii mon maître en L'ai i de plaira

i in cours-tu, rivière amoureuse '.'

— Je cours au pied des rocs penchants Fournir une herbe vigoureuse

Aux troupeaux, nourriciers des champ:

ii — Puis, où va ton onde limpide'/

— Sur un sol qu'épuise Tété, Au gré du travail qui me guide, J'épanche la fécondité.

« Puis, avant d'être navigable, Sur les grains et sur les métaux, Je lais, d'un liras infatigable, Mouvoir la meule et les marteaux.

« — Parle donc, naïade charmante, lies soirs où, dans tes flots chéris, Vient se jouer ma noble amante.

Nymphe aux champs, déesse à Paris.

« Qu'importe et moulins et culture Et troupeaux, quand, sous ces lilns.

De la céleste créature Les flots caressent les appas !

FtE BERANGER.

« La voici. Que mon lut li (idole La chante au doux lirait de les flot!

.>'<• les épanche que pour elle; Prèle à nia voix Ions les échos.

« Aux vils travaux de noire terre Cesse enfin de livrer Ion cours; Plus pure, enivre et désaltère

La poésie el les amours. »

Qui parle ainsi? ('/est l'âme folle D'un poète qui, dans re lieu, Oublie aux pieds de son idole lieux qui travaillent devant Dieu,

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