LA IU\ 1ERE
lui : C'csl ii mon maître en L'ai i de plaira
i in cours-tu, rivière amoureuse '.'
— Je cours au pied des rocs penchants Fournir une herbe vigoureuse
Aux troupeaux, nourriciers des champ:
ii — Puis, où va ton onde limpide'/
— Sur un sol qu'épuise Tété, Au gré du travail qui me guide, J'épanche la fécondité.
« Puis, avant d'être navigable, Sur les grains et sur les métaux, Je lais, d'un liras infatigable, Mouvoir la meule et les marteaux.
« — Parle donc, naïade charmante, lies soirs où, dans tes flots chéris, Vient se jouer ma noble amante.
Nymphe aux champs, déesse à Paris.
« Qu'importe et moulins et culture Et troupeaux, quand, sous ces lilns.
De la céleste créature Les flots caressent les appas !
FtE BERANGER.
« La voici. Que mon lut li (idole La chante au doux lirait de les flot!
.>'<• les épanche que pour elle; Prèle à nia voix Ions les échos.
« Aux vils travaux de noire terre Cesse enfin de livrer Ion cours; Plus pure, enivre et désaltère
La poésie el les amours. »
Qui parle ainsi? ('/est l'âme folle D'un poète qui, dans re lieu, Oublie aux pieds de son idole lieux qui travaillent devant Dieu,
1MII ET \U\