‹ Dernieres chansons de P.J. de Béranger, 1834 a 1851, avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 47 sur 149 · LES VOYAGES · texte numérisé non relu

LES VOYAGES

« Viens, m'ont dit vingl chars rapides; Le l'eu nous pousse à travers Bois épais, cités splendides, Monts et prés, champs ei déserts.

DE BERAN'GEB. IH

Faisant honte aux. hirondelles, Tu croiras, sur nos essieux, Que la terre a pris des ailes Pour passer devant tes yeux.

« Viens, me crie un beau navire.

Voir l'homme en tous les climats.

Voir en germe quelque empire.

Des ruines voir l'amas.

Par un caprice de Tonde, Tu peux, voguant avec moi, Ajouter un nouveau monde A ceux dont le nôtre est roi.

« Des astres je sais la route , Viens, dit un aérostat; Monte à la (.-.'leste voûte Pour en juger mieux l'éclat :

Sur maint problème à résoudre, Dans mon vol audacieux, Viens au-dessus de la foudre Sonder l'abîme des deux. »

Partez tous. Ici je reste, Heureux d'un monde borné.

D'oiseaux, de fleurs, monde agreste.

D'ombrages environnés.

Quand la nuit étend son voile Et qu'au ruisseau transparent Vient se mirer une étoile, Oh ! que l'univers est grand !

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