‹ Dernieres chansons de P.J. de Béranger, 1834 a 1851, avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 49 sur 149 · LES VIOLETTES · texte numérisé non relu

LES VIOLETTES

Hélas! violettes charmantes,

Vous vous hâtez trop 'le fleurir.

An soleil ces neiges Fumantes,

Le verglas peul les recouvrir;

Mars nous garde encor des tourmentes, i ,

Bis.

Naissez-vous aussi pour souffrir?

« — Bénis le ciel qui nous ordonne D'éclore en dépit des glaçons.

La pauvre Lame, entant si bonne, Va nous chercher dans ces buissons :

A souhait pour qu'elle y moissonne, En grelottant nous fleurissons

« — Douces fleurs, quelle est cette fille 7

— Une orpheline qui nourrit

Ceux qui se sont faits sa famille.

Vend des fleurs quand le ciel sourit.

Lasse la quenouille et l'aiguille,

Ou glane aux champs que Dieu mûrit.

■ Ce matin, dès la pâle aurore, (n ange a passé par ici.

11 a dit : Enrichissez Laurc:

DU BEB \M~, EB.

Le pain manque, et Laine en souci Va venir; hâtez-vous d'éclore. i L'ange a dit vrai, car la voici. » '

LA l'AOL ERETTE Kl L'ETOFLE

LEJOILL.

Dans l'ombre, aimable pâquerette, Mon rayon le plus doux Le luit Et dessine ta collerette Sur le noir manteau de la nuit.

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