‹ Dernieres chansons de P.J. de Béranger, 1834 a 1851, avec des notes de Béranger sur ses anciennes chansonsChapitre 74 sur 149 · MES FLEURS · texte numérisé non relu

MES FLEURS

\iu : Charmant ruisseau.

Modestes fleurs, empressez-vous d'éclore Oéjà bien vieux, j'ai hâte de vous voir.

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De voire éclat, vite, égayez l'aurore; , De vos parfums, vite, embaumez le soir. >

Fleurir demain sérail hop tard peut-être : Pour Ifs vieillards tout flot cache un écueil. Ce beau soleil qui vous invite à naître /

Peut, «les demain, briller sur mon cercueil. »

Le choléra revient, affreux vampire, Typhus vengeur de l'Indien opprimé.

Éclosez donc, fleurs; que du moins j'aspire

Son noir venin dans un air parfumé.

Bis.

Grondent encor les canons dans la ville; D'horribles cris nos échos sont tremblants! Si jusqu'ici vient la guerre civile. i

Croissez, mes Meurs, entre ses pieds sanglants. '

Fleurs, vous aussi, vous ave/, vos souffrances. Le ver est là, le vent peut accourir.

Moi, qui longtemps ai vécu d'espérances, i Que de boutons j'ai vus ne pas fleurir! j

Ne craignez pas que ma main vous moissonne :

\ ieux, je n'ai plus de bouquets à donner

De vous mon front n'attend plus de couronne; j

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