LA SAINTE ALLIANC-E DES PEUPLES
^■oTE LXXXI. — Au titre. — Lorsque les troupes étrangères évacuèrent le sol français, le vieux et respectable duc de la Rochefoucauld pria Déranger de lui faire une chanson pour célébrer leur départ, dans une fête donnée à cette occasion au château de Liancourt. L'auteur ne promit rien, quelque instance que pût y mettre le duc de la Rochefoucauld *, car il ne pouvait être sûr de ce que lui inspirerait ce sujet. Cependant il y rêva, et, lorsquf la chanson fut faite, il l'envoya, mais sans vouloir assister à la fête. Déranger s'étant presque toujours fait une loi de ne point fréquenter les grands seigneurs, de quelque régime qu'ils fussent, cela non par fierté mal entendue ou désobligeante pour eux, mais par un goût très-vif pour une manière de vivre toute simple et toute bourgeoise. La chanson eut du succès, et la Minerve la publia; mais sans le nom de M. de la Hochefoucauld peut-être cette publication eût-elle offert quelque danger.
Dans le dernier couplet, l'auteur n'omit point de parler de la beauté extraordinaii'e de l'automne de 1818. On vit dans beaucou)» d'endroits des arbres fruitiers lofleurii" comme au printemps. (Note de Béraïu/er.]