‹ Dernières chansons de P.J. de Béranger, 1834 à 1851 (volume 2)Chapitre 50 sur 136 · DEU.MÈRES CHANSONS · texte numérisé non relu

DEU.MÈRES CHANSONS

A, B, C, L), point de cris, point de pleurs Entants, lisez, et vous aurez des fleurs.

« De l'écolier que j'admire

Alors je presse la main.

(Canaris jusqu'au navire Me conduisit le lendemain.

Et me dit sur le rivage

Ce beau mot que j'ai noté :

Le savoir, c'esl liberté ; L'ignorance, c'est esclavage.

A, 13, C, D, point de cris, point de pleurs; Enfants, lisez, et vous aurez des fleurs. »

NOTUE (iLOBE

Mi; :

Mais qu'esl-ce eiilin ipie Ja s[>lièi'e où nous soiuines? Un vieux \vaggon (jui peut, eu Cendant l'air, Sortir du hiil, au liez des astronomes» Et lions verser sur son chcniiu de Icr. Que de convois à puissance allraclivc

imit à lire cl ^\\'\\ avail pas libnte. Uciirelix Jcs jtays où On ilc rougil pas de bien faire 1 L'intrépide marin, parti de si bas, est dt'vonu minlatrc depuis. Que Dieu veille slir le fcaraclèl*c loyal et modeste de ce grand citoyen! [^olc de Bénnujei'.}

DE BKRAlNGEU. Klf"

Seiiibleiil là-haut comme nous se niouvoii! De ces waggons ce que je voudrais voir, C'est la locomotive.

Notre planète eut une enfance étrange : Buffon Ta dit; Cuvier l'a constalé.

Un j)eu de feu qu'enserre un peu de fange Donna naissance à ce monde encroûté.

vSur l'embryon la mer jetant sa robe De sa vermine assez mal le purgea.

L'homme vint tard; et moi, je crains déjà De voir périr ce globe.

Passé, dis-moi, criai-je au bord d'un goulïiv', Combien de temps a roulé suspendu Ce point où l'homme en passant pleure et soulTi'c ? Et des anciens l'histoire a répondu.

Mais quelle foi peut retrouver sa route Sous les débris de leurs dogmes nombi'cux? Perses, Hindous, Grecs, Égyptiens, Hébreux. Nous ont légué le doute.

L(; doute est froid. (luehjue i»LUt (piV>n s'y Iol;*'; Pour m'en tirer invoquons ravenii'.

Un nouveau Christ passe, et je l'inUTi'oge : u Maître, ce monde un jour doit-il Unir? « Jamais, dit-il. Vive noti-e i)lanèt<'. u Dont ma Triade éternise le cours! »

A ses croyants ainsi répond toujours Ce messie en gogueltc;

170 DERKIERES CHANSoNS

Si le passé n'a point crécho lidèle, »Si Tavenir est nuiel et voilé, Présent, dis-moi, notre terre doit-elle Faire Taux bond à Tenipire étoile ?

Mais du passé prés de Iranchir la porte, Ce nain cliétiF, que Tavenir poursuit, N'a pas le temps de me répondre, et luit En disant : Que m'importe !

Dieu voit la lin de tout ce qu'il l'ait naître. Le monde est né, le monde doit mourir. Quand? Ah! ditTun, avant demain peut-être; L'autre lui donne un long temps à courir. Tandis qu'ainsi sur Tépoque assignée Nous discutons, plus ou moins nous trompant, Au bout d'un lil le monde est là (jui pend Comme un nid d'araignée.

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