‹ Dernières chansons de P.J. de béranger, 1834 à 1851Chapitre 143 sur 215 · LE CHAMP D'ASILE · texte numérisé non relu

LE CHAMP D'ASILE

Note LXXVIII. — A la date. — Au commencement de 1818, beaucoup de Français proscrits et retirés en .Amérique conçurent le projet de fonder sur les bords du Texas une nouvelle colonie pour tous les Français dispersés par l'exil dans les quatre parties du monde. Le général Lallemand était à la tête de cette noble entreprise. Pour y concourir, une souscription fut ouverte à Paris, ot c'est le désir de contribuer à l'augmenter qui fit faire cette chanson à Béranger. Mais l'esprit de colonisation est presque entièrement étranger aux hommes de notre pays; ils sont trop tourmentés du désir de revoir la France pour former au loin des établissements solides. Les bords du Texas, qui avaient reçu le nom de Champ d'Asile, furent bientôt abandonnés, et n'ont peutêtre conservé que le souvenir de la légèreté française. Il faut pourtant reconnaître que, dans cette circonstance comme dans mille autres, elle ne doit être attribuée qu'à un excessif amour du sol paternel. {Note de Bcranger.)

Il existe une histoire manuscrite du Champ d'Asile qui verra probablement le jour. {Note de l'Éditeur.)

LA MORT mi CHARLEMAGNE

Note LXXIX. — Au titre. — Il peut être nécessaire d'avertir que la Mort de Charlemagne n'est pas un sujet tiré du vieux Roman de la Rose, livre que personne ne lit, mais dont on se croit obligé de parler souvent. {Note de Béranger.)

LE VENTRU AUX ÉLECTIONS de 1819

Note LXXX. — Au titre. — Cette chanson eut le sort de toutes les Suites : on n'en parla pas. D'ailleurs, elle avait le défaut

* Voy. Ma Biographie. (ÉdiUon iii-8, p. 189.)

d'aller au-devant des événements, et l'on a déjà expliqué cet inconvénient à propos de la chanson des Cliantres de Paroisse.

Deuxième couplet. Les préfets dressaient à leur guise la liste des jurés : aussi les mêmes noms y reparaissaient souvent et les condamnations fuient multipliées, surtout à Paris, ou certaines personnes se flrenl une triste réputation (comme MM. Héron de Villefosse, Trouvé, etc.) par leur facilité à condamner au gré du pouvoir ceux qu'un leur donnait à juger. M. Héron de Villefosse présidait le jury qui condamna M. de Lavaletle ; M. Trouvé présidait au jugement des jeunes gens de la Rochelle. {Note de Béranyer.)

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