‹ Dernières chansons de P.J. de béranger, 1834 à 1851Chapitre 147 sur 215 · LES MYRMIDONS · texte numérisé non relu

LES MYRMIDONS

Note LXXXIV. — .4;^ titre. — La petitesse morale des hommes qui nous gouvernaient inspira cette chanson, où Béranger se plut à confondre les suldats d'Achille avec les Myrmidons d'une ancienne fable qui a fait de ce nom un terme de mépris. 11 faut remarquer qu'à l'époque où furent faits ces couplets un grand nombre de serviteurs inaperçus de l'Empire s 'étaient élevés aux plus hautes dignités de la Restauration. Ils avaient en effet l'air de se venger des dédains mérités du maître qu'ils avaient servi d'abord et dont ils avaient été les premiers à insulter la chute et les malheurs.

Le Mironton mirontaine de Mariborough n'est autre que 'Wellington, à qui on avait donné l'épée de Napoléon.

On ncus éioule au congrès.

Ce vers rappelle la menace si souvent faite, en termes plus ou moins déguisés, parles ministres de Louis XVIU. Le congrès d'Aix-la-Chapelle venait d'avoir la plus fâcheuse influence sur notre armée , que le maréchal Gouvion-Saint-Cyr avait voulu réorganiser, ce qui lui lit perdre le ministère.

11 n'est pas nécessaire de dire que le dernier couplet de cette chanson est une allusion au jeune Napoléon*, qui fut, e.st et sera longtemps peut-être ***, un épouvantail pour les Bourbons et leurs ministres. (Note de Béranger.)

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