‹ Dernières chansons de P.J. de béranger, 1834 à 1851Chapitre 5 sur 215 · DIALOGUE · texte numérisé non relu

DIALOGUE

Air

PREMIER CORSE

« Nous voilà sujets de la France, Qui nous envoie un gouverneur.

y gagnera-t-elle en puissance :' V gagnerons-nous en bonheur ?

DEUXIÈME CORSE

De ce toit, vois d'ici le maître, Bonaparte, ami des Français : Tandis qu'il aide à leurs succès, Vn second tîls lui vient de nailré *.

• Napoléon Bonaparte est né le !5 août 1769 jour de 1 Assomption de la Viert^p non h« „ • ''

réunif Lr,r.-r ° ' ^ ^^ "^°'^ ^P''^^ le traité qui

reun t définitivement la Corse à la France. Son père Charles Bonaparte, avait dabord été très JZ Français: mais M. do Marheuf finit par, ataTer: Z eause,,u,étaitdansnntérétdecetteUe.(iv;."rX:^^^^^

DE lîÉRANGER 27

PREMIER CORSE

Dans touie l'ile une fêle a donc lieu V

DEUXli:ME CORSE.

D'être à la France on y rend grâce à Dieu.

PREMIER CORSE

On dispose ainsi de la Corse Sans nous dire : « Y consentez-vous"? » La règle des rois, c'est la force ; Ont-ils parlé : peuple, à genoux !

DEUXIÈ.ME CORSE.

Dieu le veut, comme il veut la joie De ces époux qu'on vient fêter.

A l'église on va présenter L'enfant qu'à leur cœur il envoie.

PREMIER CORSE

Où va la foule, au pied de ce rempart '?

DEUXIÈME CORSE

Voir de la France arborer l'étendartl .

PREMIER CORSE

Sur nous, qu'avait opprimés Gênes, Un autre joug va donc peser ?

Ce n'est pas à changer de chaînes Que l'on apprend à les briser.

DEOXIÈME CORSE.

Voilà le baptême qu'on sonne ;

Le cortège part triomphant.

Ce fils n'est pas leur seul enfant :

D'où vient tout l'espoir qu'il leur donne?

^ERSlbnBS CHANSONS PiîKUIER COKSF

^-^« canon, ..oilcejour est fêté,

f>Et'XrÈj,E CORSE.

Il sera cJipr -i /„

t"ei d la postérité.

PREMIER CORSE

DEUXIÈME CORSE

^a «.ère dan.e sage et bonne S- son J,t, le r.o„t incliné, '

^^^ Je jour où son fils est né ^ereco,nn.andeàsa,nadone'.

PHEMIER CORSE BEUXIÈMB CORSE.

PREMIER CORSE

«orae, la R„„,e des Ci,a,-s

^r" ™ P™"*" PO"-- esclaves ■ Nous avons déjà des p„ig„ards

DEUXIÈME CORSE

On lui donne un patron sans gloire.

^ GestNapoléon,n,Vt-ondit.

* •'-■'• Rousseau, (i„e loc p^

iJ'wjc ae Béranger.)

Mais, si le saint est sans crédit, Le nom semble fait pour l'histoire,

PREMIER CORSE

Chaque navire a pavoisé son bord.

DEUXIÈME CORSE

Les Anglais seuls désertent notre port,

PREMIER CORSE

En quoi l'âpre sol de cette île Peut-il tenter un roi puissant?

Nos mains, sans le rendre fertile.

L'ont inondé de bien du sang.

DEUXIÈME CORSE

Un carillon de bon augure Reconduit l'enfant au logis.

Loin du sein, hélas ! tu vagis, Pauvre petite créature !

PREMIER CORSE

Que vois-je au loin sur nos rochers déserts?

DEUXIÈME CORSE

Un jeune aiglon qui plane dans les airs.

PREMIER CORSE

Quand l'ombre du manteau d'un maître Passe entre le soleil et nous.

Qu'importe un enfant qui, peut-être, Doit traîner sa vie à genoux ?

DEUXIÈME CORSE

Ami, Dieu seul renverse et fonde.

Ne peut-il, lui qui la défend,

Donner à la France un enfant, A cet enfant donner le monde'.'

PREMIER CORSE

Quel bruit soudain se mêle aux cris joyeu.v ■?

DEUXIÈME CORSE

C'est le tonnerre : il ébranle les cieux! »

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