LES CHANSONS PUBLIÉES PAR LUI AVANT
Dans un exemplaire de l'édition de 1821, en deux volumes in-18, Béranger a placé une centaine de notes écrites sur des feuilles volantes. « Quelques notes sur mes chansons, commencées en 1826; — à Perrotin, » a-t-il mis sur la couverture du premier volume.
L'éditeur se réservait de placer ces notes au bas des chansons auxquelles elles se rapportent, lorsqu'il entreprendrait une édition définitive des œuvres complètes de Béranger; mais, en attendant cette édition définitive, il a paru que le caractère de ces notes, qui sont assez longues, motivait une publication particulière. Elles achèveront de peindre l'homme et de raconter l'histoire du poète*.
A la fin du second volume de l'édition qu'il annotait, Béranger a mis cette note dtrnière :
« Toutes les notes comprises dans ces deux volumes ont été écrites avant la Révolution de juillet 1830. L'auteur ne croit pas devoir y faire de changements. Quand elles veront le jour, ce qui ne sera probablement qu'après sa mort, il faudra peut-être que l'éditeur prenne la peine de les revoir et d'en expliquer ou d'en complé;er quelques-unes, an risque d'ajouter des notes à des notes, si tout cela mérite d'être publié. »
Ces notes, écrites de i82t> à 1830, précèdent de dix ans le travail que Béranger a composé sur sa vie : ce Sont comme des matériaux prèjjaratoires.
* De cette manière tous les anciens souscripteurs des Chansons de Béranger posséderont cesNotes sans avoira acquerird'éditionnouvelle. Dans l'édition iQ-«, et dahs lédilion in-3i des œuvres postliumes, elles suivent Ma Biographie.
On trouvera donc ici quelques remarques et quelques pensées qui se retrouvent dans Ma Biographie, exprimées quelquefois d'une même manière; on y trouvera aussi des remarques et des pensées nouvelles. A la suite de Ihistoire générale de Béranger, ces écrits biographiques ei littéraires ont une physionomie particulière qui a son prix. Ce n'est pas un de leurs moindres mérites, que de faire en détail l'histoire de ses plus importantes chansons. Béranger y a marqué plus vigoureusement que partout ailleurs la trace des efforts qu'il a faits pour donner à la chanson un rang dans la littérature et pour soutenir son rôle de 181d à 1830. (L'Éditeur).