‹ Dernières chansons de P. J. de Béranger, de 1834 à 1851Chapitre 12 sur 101 · K A P 0 L É 0 JN · texte numérisé non relu

K A P 0 L É 0 JN

Je me lie à votre science; Egyptienne, voici ma main.

i2 CHANSONS

l'égyptienne;

Que vois-je! 0 signes de puissance!

0 labeurs du génie humain!

Muses, pour vous quelle épopée!

Législateurs, qu'il sera grand!

France, à l'œuvre! forge une épée

Pour cette main de conquérant.

Rois, pleurez vos orgueils de race;

Suivez-le, peuples haletants.

Moi, je tombe aux pieds dont le temps

Doit à jamais garder la trace.

J'ai vu ta main. 0 noble enfant! crois-moi, Quand je te dis : Tu seras plus qu'un roi.

Aux paroles de la sibylle, Le jeune homme, silencieux, Croise les bras, rêve, immobile:

Un éclair brille dans ses yeux.

A genoux reste l'Egyptienne, Mais Joseph s'écrie, exalté:

Napoléon, qu'il te souvienne De moi dans ta prospérité.

Afin de payer l'étrangère

DE BÉRÀNGER. M

Pour qui Dieu n'a rien de caché, Frère, courons vendre au marché Les olives de notre mère.

J'ai vu ta main. 0 noble enfant! crois-moi, Quand je te dis : Tu seras plus qu'un roi.

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