‹ Dernières chansons de P. J. de Béranger (volume 3)Chapitre 30 sur 97 · JE SUIS MÉNÉTRIER · texte numérisé non relu

JE SUIS MÉNÉTRIER

Am : Eh! ma mire, nt-a' que f taii çaf

Pour adoucir de la vie L'hiver sombre et rigoureux, Au ménétrier j'envie Son art qui fait tant d'heureux.

Je voudrais même aux guinguettes Dire en faveur des amants :

Allons, gai! dansez, fillettes!

Laissez causer vos mamans.

Quand je vois de pauvres belles Tout un soir lire ou bâiller, Pour leurs cousins et pour elles Mon talent saurait briller.

Bis.

ÎU * CHANSONS

Plus que valses et fleurettes Leur nuisent vers et romans.

Allons, gai! dansez, fillettes!

Laissez causer vos mamans.

Miracle ! ma vieille lyre Se transforme en violon.

Aux champs on vient me sourire ; On me cajole au salon.

Combien j'ai d'anciennes dettes A payer aux cœurs aimants !

Allons, gai! dansez, fillettes!

Laissez causer vos mamans.

La gloire, mère égoïste De fous à grand bruit vantés, Tient compagnie assez triste A ces vieux enfants gâtés.

Je préfère à ses trompettes Le plus faux des instruments.

Allons, gai! dansez, fillettes!

Laissez causer vos mamans.

Plaisir d*autrui me caresse; Un archet me sert au mieux.

Déjà la folle jeunesse Me pardonne d'être vieux.

Demoiselles et grisettes, A vous mes derniers moments.

Allons, gai! dansez, fillettes!

, . { Bi$.

i^aissez causer vos mamans.

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