‹ Dernières chansons de P. J. de Béranger (volume 3)Chapitre 50 sur 97 · LES VOYAGES · texte numérisé non relu

LES VOYAGES

An:

Viens, m'ont dit vingt chars rapides; Le feu nous pousse à travers Bois épais, cités splendides, Monts et prés, champs et déserts.

Faisant honte aux hirondelles, Tu croiras, sur nos essieux.

Que la terre a pris des ailes Pour passer devant tes yeux.

Viens, me crie un beau navire, Voir l'homme en tous les climats; Voir en germe^quelque empire, Des ruines voir l'amas.

Par un caprice de l'onde, Tu peux, voguant avec moi,

Ajouter un nouveau monde A ceux dont le nôtre est roi.

Des astres je sais la route ; Viens, dit un aérostat, Monte à la céleste voûte Pour en juger mieux Téclat.

Sur maint problème à résoudre, Dans mon vol audacieux, Viens, au-dessus de la foudre.

Sonder Tabime des cieux.

Partez tous. Ici je reste, Heureux d^un monde borné; D'oiseaux, de fleurs, monde agreste. D'ombrages environné.

Quand la nuit étend son voile.

Et qu'au ruisseau transparent

, Vient se mirer une étoile, Oh I que l'univers est grand I

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