LES VOYAGES
An:
Viens, m'ont dit vingt chars rapides; Le feu nous pousse à travers Bois épais, cités splendides, Monts et prés, champs et déserts.
Faisant honte aux hirondelles, Tu croiras, sur nos essieux.
Que la terre a pris des ailes Pour passer devant tes yeux.
Viens, me crie un beau navire, Voir l'homme en tous les climats; Voir en germe^quelque empire, Des ruines voir l'amas.
Par un caprice de l'onde, Tu peux, voguant avec moi,
Ajouter un nouveau monde A ceux dont le nôtre est roi.
Des astres je sais la route ; Viens, dit un aérostat, Monte à la céleste voûte Pour en juger mieux Téclat.
Sur maint problème à résoudre, Dans mon vol audacieux, Viens, au-dessus de la foudre.
Sonder Tabime des cieux.
Partez tous. Ici je reste, Heureux d^un monde borné; D'oiseaux, de fleurs, monde agreste. D'ombrages environné.
Quand la nuit étend son voile.
Et qu'au ruisseau transparent
, Vient se mirer une étoile, Oh I que l'univers est grand I