RÊVE DE NOS JEUNES FILLES
Ain :
Le petit oiseau sur la branche Laisse mourir son chant d'amour ; Et midi voit le lis qui penche S*alanguir sous les feux du jour.
Le petit oiseau sur la branche Laisse mourir son chant d'amour.
Gomme elle dort, la jeune fille, Sur les coussins de ce boudoir!
Elle a mis bas coiSe et mantille ; Près d'elleren vain brille.un miroir.
Gomme elle dort, la jeune fille, Sur lès coussins de ce boudoir !
Là, de sa dernière pensée
Sa bouche encor garde un souris.
THt NEW YORK
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Le ciel brftlant Taura forcée De quitter ses jeux favoris. Là, de sa dernière pensée Sa bouche encor garde un souris.
De sa paupière demi-close S'échappe un vague et doux regard.
Quelle élégance dans sa pose !
C'est un modèle offert à l'art. • De sa paupière demi-close S'échappe un vague et doux regard.
Un songe vient du bout de l'aile Effleurer ce lac endormi.
Quel sentiment s'éveille en elle?
Son corps se soulève à demi.
Un songe vient du bout de l'aile Effleurer ce lac endormi.
Peut-être elle s'affole en rêve D'un beau page au blanc palefroi, Qui dit: Dame, je vous enlève; Montez vite en croupe avec moi.
Peut-être elle s'affole en rêve D'un beau page au blanc palefroi.
Peut-être aux pieds de cette Laure Un nouveau Pétrarque a chanté.
Fière du chantre qui F adore, Elle embellit sa pauvreté. Peut-être aux pieds de celte Laure Un nouveau Pétrarque a chanté.
Peut-être au ciel s'envole-t-elle?
Du ciel son âge a souvenir.
Au toit natal c'est l'hirondelle Que le printemps voit revenir.
Peut-être au ciel s'envole-t-elleî Du ciel son âge a souvenir.
Ma dormeuse enfin se réveille.
Son cœur bat à rompre un lacet.
— Que murmurait à ton oreille Le bon ange qui te berçait?
Ma dormeuse enfin se réveille.
Son cœur bat à rompre un lacet.
DE BÉRANGER. 55f
— Le sort me faisait ses largesses.
De bonheur je poussais un cri Dans Tenivrement des richesses Que m'apportait un vieux mari.
Le sort me faisait ses largesses.
De bonheur je poussais un cri.
— Quoi ! des trésors sont ta rosée, Fleur brillante au parfum si doux?
— Oui, de la foule jalousée, J'avais de l'or jusqu'aux genoux.
— Quoi ! des trésors sont ta rosée.
Fleur brillante au parfum si doux !
Devant ce rêve du jeune âge, Adieu nos rêves d'avenir!
L'enfant en remontre au vieux sage ; L'or aujourd'hui vient tout ternir.
Devant ce rêve du jeune âge, Adieu nos rêves d'avenir !