‹ Dernières chansons de P. J. de Béranger (volume 3)Chapitre 92 sur 97 · LA MÈRE · texte numérisé non relu

LA MÈRE

Malgré dentelles et panaches.

Ses traits chez nous sont bien connus.

Elle a fui d'ici les pieds nus.

Où, pauvre, elle gardait nos vaches.

Âh! je voudrais, dit la fille à part soi, Devenir maîtresse d'un roi.

LA FILLE

Qui survient? Dame belle et fière.

Son carrosse, au galop conduit, Jette à Tautre un flot de poussière.

Et, raccrochant, fait rire et fîiit.

LA IIÈRE.

Rivale qu'un grand nom abrite, Cette dame, osant tout tenter,

Jusqu'au lit du roi veut monter Pour écraser la favorite.

Ah ! je voudrais, dit la fille à part soi, Devenir maîtresse d'un roi.

LA FILLE

Le roi défend celle qu'il aime.

A cheval, un jeune seigneur Veille sur elle, et, beau lui-même, D'un doux regard quête l'honneur.

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