‹ Dernières chansons de P. J. de Béranger (volume 3)Chapitre 97 sur 97 · ADIEU · texte numérisé non relu

ADIEU

Air :

France, je meurs, Je' meur^; tout iné Tannonce* Mère adorée,- adieu; Qué^oh saint nom Soit le.derrirer queiha bouche prononce.

Âucuù français !t!aiima-t-il plus?- 0h !' non. Je t'ai chantée avant de savoir lire; , Et, quand la mort me tient sous son'épieu, En te chantant mon dernier souffle expire.

A tant d'amour donne une larme. Adieu !

Lorsque dix rois, dans leur triomphe impie, Poussaient leurs chars sur Iqn corps mutilé, De leurs bandeaux j'ai fait de la charpie Pour la blessure, où mon baume a coulé.

573 CHANSONS DE BÉRÂNGER.

Le ciel rendit ta ruine féconde ; De te bénir les siècles auront lieu ; Car ta pensée ensemence le monde.

L'Égalité fera sa gerbe. Adieu 1

Demi-couché, je me vois dans la tombe. Ah ! viens en aide à tous ceux que j'aimais.

Tu le dois, France, à la pauvre colombe Qui dans ton champ ne butina jamais.

Pour qu'à tes fils arrive ma prière, Lorsque déjà j'entends la voix de Dieu, De mon tombeau j'ai soutenu la pierre.

Mon bras se lasse; elle retombe. Adieu!

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