LA FILLE
(I \'oilà que passe devant elle Une noce de villageois.
L’épousée en paraît moins belle; L’époux va rougir de sou choix. »
lU: UK n ANGE I!. 257
LA MÈRë^
« Non; ne crains rien. Dans leur caliaiic La misère a trop bien compté Les sueurs qu’au peuple ont coûté Les vices de la courtisane. »
— Ah! je voudrais, dit la lille à liai t sdi. , Devenir maîtresse d’mi roi. i ”
LK CHAPELET DD liÜNHOMME.
Aih : Oii dit [larlmit que je suis Im'Ui-,
« Sur le chapelet de les peines,
Itonhomme, point de larmes vaines
— N ai-je point sujet de pleurer?
Las! mon ami vient d evpirer.
— Pu vois là-bas une chaumine :
Cours vile en chasser la famine;
El perds en route, grain à grain, j Le noir chapelet du chagrin. » I
lüenlôt après, plainUî nouvelle.
— « Bonhomme, où ta hirasure esl-elli*?
— Las ! il me faut encor pleurei- :
Mon vieux père vient d’expirer.
— Cours! Dans ce liois on tente un crime :
Arrache aux hrigands leur victime ;
Et peials en roule, grain à grain.
Le noir chapelel du cha;;rin. i>
UP.r.MKRF.S CHANSON
Hioiilôl après, peine plus grande.
— n Ronhoinine, les maux vont par bande.
— Las ! j’ai bien sujet de pleurer ;
Ma compagne vient d’expirer.
— Vois-tu le feu prendre au village?
Cours l’éteindre par ton courage :
FA iierds en route, grain à grain.
Le noir chapelet du cJiagrin. »
Bientôt après, douleur extrême.
— « Bonhomme, on rejoint ce qu’on aime.
— Laissez-moi, laissez-moi pleurer :
Las! ma fille vient d’expirer.
— Cours au fleuve : un enfant s’y noie.
D’une mère sauve la joie ;
Et perds en route, grain à grain.
Le noir chapelet du chagrin. »
Plus tard enfin, douleur inerte.
— « Bonhomme, est-ce quelque autre perle?
— 4e suis vieux et n’ai qu’à pleurer :
Las ! je sens ma force expirer.
— Va réchauffer une mésange
t,tiii meurt de froid devant ta grange;
Et perds en mule, grain à grain.
Le noir chapelet «lu chagrin. »
Le bonhomme enfin de sourire.
Et son oracle de lui dire ;
■< Heureux qui m’a pour cenducteiir!
Je suis l’ange consolateur
l)Ë UÉII A.MGKK.
("osl la Oiarilt; i|u'üii me nonmie.
Va donc prèclier nia lui, honlionime.
Pour qu’il ne reste plus un grain |
An noir chapelet du chagrin. » )
LE PRE.M1EU PAPILLÜiN
ViR :
Toi, le premier que je vois, Salut, papillon des bois !
Gai papillon, quelles nouvelles Nous apportes-tu sur tes ailes ?
Aux affligés promets-tu le printemps.
Cet ami que pour eux j’attends?
LK PAHLLU.S.
.Vu feu du ciel tout se rallume.
Vieillard, regarde : il resplendit Déjà chaque bourgeon verdit Et partoul l’herbe se parfume.
Toi, le premier que je vois.
Salut, papillon des bois!
Gai papillon, quelles nouvelles?
Combien tardent les hirondelles!
DKUMKUES UIANSÜ.NS
'iin
Leurs cris de joie, en revoyant leurs nids, Iliraienl : Espérance aux bannis !