‹ Dernières chansonsChapitre 31 sur 54 · DANS LE CIMETIERE DE S · texte numérisé non relu

DANS LE CIMETIERE DE S

Toute chose, ici-bas, cherchant Dieu comme un pôle, Se tourne, en frémissant, vers son dôme éternel : Élancé dans les airs, le mont, sur son épaule, Gomme un pavillon bleu porte le vaste ciel.

Le cèdre du Liban, loin de la roche nue, Pousse toute sa sève à Ilots tumultueux, Géant désespéré qui, pour toucher la nue, Hausse son front superbe et tord ses bras noueux.

Le temple a cent degrés; la tour solide et fière

D'un cercle de créneaux couronne la cité ;

Et, comme un long serpent, dressant son col de pierre,

L'obélisque, d'un jet, perce l'immensité.

0 cèdre ! ô monts géants où l'aigle a sa patrie, Temples, dômes, babels que bâtit notre orgueil, Le plus proche des cieux est le sage qui prie Dans le vallon des morts, les pieds sur un cercueil !

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