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Par Pascal Jourdan

ces a été centuplé; mais une localité si célèbre ne doit pas mettre toute sa gloire dans l'argent que lui apporte une nombreuse clientèle. Elle doit souhaiter d'être un petit foyer de lumières, et nous avons tort de dire petit, rien n'est petit dans cet ordre d'efforts. Elle doit se garder des mauvais moyens d'attirer la foule, laisser aux pays dont l'action curative est douteuse l'attraction funeste des jeux de hasard. Vichy doit demander aux sciences et aux arts l'affection et la fidélité de ses visiteurs.

Voici un livre dont l'éditeur doit être encouragé et l'auteur remercié, car il rentre dans ce mouvement civilisateur qui honore une ville et une province. Ce livre est un appel et un stimulant à l'étude poétique et positive de la nature; on voit qu'il a été fait avec amour^ avec passion même, puisqu'il a pu être fait sans préjudice des travaux simultanés d'utilité publique que l'auteur, géologue et mineur praticien, a su mener à bien.

Cet aimable travail est remarquable surtout en ce qu'il est dorniné par une idée neuve qui doit s'imposer désormais à nos idées sur la distribution géologique et géographique des végétaux. Il

LA FJ.OKE DE VICHY

s'agit de déterminer l'habitat des plantes diverses et de s'en rendre raison sans invoquer le hasard qui n'explique rien, ou la prodigalité des ressources técondatrices, prodigalité merveilleuse il est vrai, mais nullement miraculeuse, puisque la logique préside toujours à ses opérations.

M. Pascal Jourdan n'a pas la prétention de s'être occupé le premier des causes de cette détermination naturelle; mais, comme elle est encore bien imparfaitement signalée et que les travaux en ce genre sont loin d'être complets, rien n'est plus utile que d'entrer dans celte voie d'examen et de choisir un espace délimité pour l'approfondir. Tout amateur peut devenir utile à la science et faire de véritables découvertes, en observant ainsi les habitudes, les stations, les déplacements ou les installations motivées des végétaux connus.

Nohant, 1" juillet 1872.

ME>S CAMPAGNES'

Au risque d'effaroucher un peu une modestie bien réelle et bien sérieuse, je dirai tout ce que je sais de l'auteur do ce récit. Je le dois. Qui donc parlerait au public de cette âme exceptionnelle qui se cache et s'ignore? Il faut l'avoir guettée ou découverte.

Elle est la fille d'un homme de grand mérite que mes contemporains n'ont pas oublié, mais que je ne veux pas perdre l'occasion de rappeler aux personnes d'aujourd'hui qui n'ont fait que lire l'histoire de la génération d'hier. Je laisserai parler mademoiselle Flaugergues, à qui j'ai demandé de résumer en peu de lignes l'histoire de son père.

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