‹ Dernières poésiesChapitre 82 sur 91 · CHRÉTIENS ET CHRÉTIENNES · texte numérisé non relu

CHRÉTIENS ET CHRÉTIENNES

0 vous qui reposez sous ces roches profondes , Soldats tombés au premier rang.

CIIOKUR DU PREMIKR ACTE. a;

Priez , afin que votre sang Rende du Christ les moissons plus fécondes.

LE DIACRE

Si nous étions jamais surpris dans ces caveaux ,

Dont nous nous sommes fait des temples, Dans ces saintes horreurs , secourahles flamheaux ,

Instruisez-nous par vos exemples !

Montrez-nous , dans la nuit de la captivité

Ou sous la hache consulaire ,

Ce que le ciel est à la terre

Et le temps à l'éternité.

Et qu'un jour , dans ces catacombes , Comme vous , couronnés d'un saint rayonnement ,

Nous puissions, du fond de nos tombes , Donner, à notre tour, le môme enseignement !

CimÉTIEÎSS ET CHUÉTIEKNES.

0 vous qui reposez sous ces roches profondes , Soldats tombés au premier rang,

278 CHOEURS DE VIVIA.

Priez , afin que notre sang Rende du Christ les moissons plus fécondes !

UN CHRÉTIEN , présentant Vivia.

Lasse du mensonge païen , Aux saintes vérités par ma voix amenée , Une nouvelle sœur , père , nous est donnée , Et vient vous demander le signe du chrétien.

LE DIACRE A VIVIA.

N'est-ce point un désir frivole , Un vain amour du changement ?

Avez-vous réfléchi , ma fille , mûrement , Avant que d'embrasser un si rude symbole?

VIVIA.

J'en ai longtemps scruté l'austère profondeur.

CHOEUR DU PREMIEU ACTE. SJi)

LE DIACRE

Voyons s'il en sera selon votre parole. Uépondez. Croyez-vous au Père créateur ? Au Fils T\é dans le sein du Père, Au Fils, dont la bonté dépouilla sa splendeur Pour revêtir notre misère?

A l'Esprit Saint, rpii les unit tous deux? A tous les trois , fondus dans une môme essence ? A la triple unité de Dieu ?

VIVIA.

C'est ma croyance !

Et par la foi , j'ai fait mes yeux A ne point se troubler dans ce mystère immense Insondable à la terre et manifeste aux cieux.

LE DIACKE.

Il est des temps tels que les nôtres , Où l'intérêt du ciel semble être plus pressant ,

28o CHŒURS DE VIVIA.

Le baptême de l'eau , le baptême du sang

Sont bien souvent l'un près de l'autre. Parfois de lâches apostats , De honte et de douleur , après de longs combats , Nous ont fait dans nos mains cacher notre visage.

Braverez-vous les bourreaux et leur rage ? Ne céderez-vous rien en fac^e du trépas ?

VlVIA.

Je sais combien le Seigneur donne

A ceux qui se donnent à lui.

Loin de m'épouvanter , si la mort m'environne , J'espère triompher avec un tel appui.

Et , quand il descendrait des demeures divines * ,

Je me tiendrais loin de celui

Qui viendrait prêcher des doctrines Contraires à la foi que j'embrasse aujourd'hui.

♦ s. Paul , Cor.

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