LE PRÊTRE
Aussi , pour t' honorer dans ce vaste univers ,
La brute comme l'homme à l'envi s'évertue
Et célèbre ta fête au fond de ses déserts.
Le dragon écaillé prend l'allure des mers ;
Même avant le soleil , l'éléphant te salue ;
L'aigle crie et descend des hauteurs de la nue ;
Le lion fait briller son terrible regard ; Et, dans son ardente souplesse , Feu qui se plie et se redresse ,
La panthère bondit au-devant de ton char : C'est la nature dans l'ivresse !
Seuls , pour mépriser tes trésors , Nous voyons des humains d'une race nouvelle, Qui, morts vivants ou vivants morts.
Font de toute joie un remords , Et tiennent en horreur le culte de Cybèle.
CHOEUR DU DEUXlliME ACTE. abr