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CHAPITRE i". Considérations historiques

Vhiêtorique des abcès intra-pelviens , suite de couché , n’a été tracé nulle part d’une manière satisfaisante. Assurément, dans les conditions de temps où nous nous trouvons, nous n’espérons pas être complet. Peut-on l’être jamais d'ailleurs, et l’esprit humain ne s’ignore- t-il pas d’un siècle à l’autre? Du moins , nous essaierons de faire plus que l’oh n’a fait jusqu’à présent.

h’historique des abcès puerpéraux du bassin se divise en trois périodes :

Dans la première on voit ces abcès , on les connaît extérieurement pour ainsi dire, on les traite; mais leur siège

U DES ABCiS PHLEGHOnEUX

précis n’est pas connu. Il était impossible que les anciens, avec leur peu de notions anatomiques, pussent arriver, sous ce rapport, à une spécification rigoureuse. La question s’éclaircit avec Mauriceau et de La Motte, qui forment une transition entre la première et la seconde période.

Dans celle-ci, le siège anatomique précis est connu; premier caractère; second caractère : on est sous l’influence de

la doctrine des métastases laiteuses.

Dans la troisième on ne croit plus à la métastase.

Dans la première c’est le siège apparent des abcès qui leur donne leur nom : ce sont des abcès de la matrice. Dans la seconde, c’est la physiologie pathologique qui les dénomme : ce sont des dépôts laiteux. Dans la troisième ils portent un nom anatomique : on les appelle des abcès mtra-pelviens. On peut voir dès à présent et par ces seuls mots, la marche des idées dans celte question. Il se produit une quatrième période, que nous préciserons en traitant de V Etiologie.

I. Les deux traités hippocratiques de la Nature de la femme, et des Maladies des femmes sont extrêmement diffus. On y voit cependant divers passages qui se rapportent plus ou moins clairement à notre sujet. Dans le premier de ces traités, il est question plusieurs fois de la métrite, suite de couche. Dans le second se trouve un passage très remarquable que nous rappellerons dans la partie où nous traiterons des abcès iutra-pelviens se rattachant à un trouble de la menstruation.

L’auteur hippocratique mentionne des tumeurs qui viennent dans les couches ou à la suite des couches. Il parle avec insistance de la suppression ou de la diminution des lochies, et l’on voit, à différons signes, bien relevés, mais non coordonnés, qu’il a observé la métro-péritonite. Il cite

INTKA-PELVIENS.

les maux de cœur, la fièvre aiguë, la tension du ventre et la douleur vive que la malade y ressent. Dans un endroit il dit : a quand la fièvre diminue, l'accouchée a des frissons », ce qui fait penser à la formation de quelque suppuration dans les cas auxquels celle remarque se réfère.

Rien dansCelse. Galien parle des abcès de la matrice, et nul doute que nos abcès intra-pelviens n’y soient compris ou plutôt confondus.

Jacques Guillemeau (1) a écrit un chapitre sur l'inflammation et ardeur de la matrice , qui commence ainsi : « Il advient quelquefois, par un mauvais accouchement, que la matrice s’enflamme et s’orgueillii (comme disent les femmes), ce qui se fait, ou en toute sa substance, ou en son corps, ou en son col, ou en quelque partie. Telle inflammation , en quelque endroit de la matrice qu’elle soit, est sans matière (jphlogosis) ou avec matière. » Voilà donc une inflammation de la matrice avec matière, suite d’un mauvais accouchement. C’est bien là notre sujet, d’autant plus que cette inflammation est dans la matrice, ou en quelque partie, c’est-à-dire, vraisemblablement, ou dans le voisinage de la matrice. Il nous semble opportun, et, dans tous les cas, il est intéressant de faire connaître les signes attribués à cette inflammation par cet auteur : « Si l’inflammation est universelle, comme il arrive le plus souvent (combien que l’une des parties puisse être plus enflammée que l’autre pour avoir été plus offensée), lors la malade sent et se plaint d’une chaleur et ardeur universellement; si c’est en une partie, comme en la supérieure

(r) De la Grossesse et Accouchement des femmes, etc. Paris, M.Dc.XLiii, p. 48a (la première édition fut publiée eu 1609, sous ce litre : l'heureux accouchement).

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et fond d’icelle, lu chaleur se seul plus vers le nombril ; si c’est à côté, l’un des lianes est plus chaleureux ; si c’esi vers la punie antérieure , il y a souvent suppression d’urine ; et si c’est en la postérieure, les gros excréinens sont retenus ou se rendent dilïïcilemenl et avec douleur; si c’est au col, on l’aperçoit facilement en mettant le doigt dedans, comme aussi sou corps est du tout euQammé; car vous ressentez une extrême chaleur et ardeur, comme si vous aviez votre doigt dedans de l’eau charnue. » Mais voici quelque chose de bien auireme.ni iiuporiaiu, et à quoi certainement ou ne se serait pas attendu : cc La suppuration étant faite, si la tumeur où est contenue la bnue est apparente , comme si elle est au col ou conduit de la matrice, dit vagira, elle sera ouverte avec un instrument commode, sans attendre une trop grande putréfaction , à laquelle , le lieu étant chaud et humide , est subjei. » Ainsi Guillemeau, le disciple de Paré, à près de deux cent cinquante ans de notre époque, érigeait en précepte rpuyerlure des abcès inlra-pelviens par le vagin, pratique regardée comme beaucoup plus moderne, et qui, en effet, sembleapparlenir à une chirurgie plus perfectionnée que ne l’était celle du commencement du xvn® siècle.

Dans le chapitre des ulcères de la malvice , Guillemeau revient sur les abcès de. cet organe, et l’on va voir dans quels termes remarquables : « U faut ici prendre garde que l’ahscez s’ouvre quelques fois par la partie intérieure de la matrice, et que lors la boue se desçharge par dedans sa capacité et col comme les purgaiiqus meuslruelles ; souvent aussi il se rompt par la partie extérieure de la dite matrice dans le corps, auprès des intestins et du péritoine; auquel cas, si la boue vient à se ramasser parmy ces lieux, -la section sera né' cessairc pour donner ouverture à cette matière , ainsi qu’on

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fait aux hydropiques. Il arrive aussi quelques fois qu’il se creve à la surface extérieure du col de la matrice, et ce, à l’endroit où il est adhérent à la vessie, et lors la boue trouve passage par icelle, et, en contr’eschange, l’urine se vuide par le col de la matrice, estant souvent supprimée par quelque matière espaisse qui estoupe le conduit, ou bien à l’endroit où il est attaché à l’intestin droit, et lors lesclyslères sortent par la nature de la femme, et les ablutions de la matrice par le siège. Guillemeau connaissait donc, presque aussi complètement que nous les connaissons , les curieuses terminai- , sons des abcès intra-pelviens en ce qui louche leur ouverture spontanée.

Ces connaissances chez le disciple rendent plus sensible la lacune qui se fait remarquer dans les œuvres du maître. En effet, peu s’en faut que Paré ne se taise absolument sur • ces inflammations suppuratives de la matrice, dans lesquelles il nous est facile de retrouver nos abcès intra-pelviens. Il ne fait que mentionner l’apostème de l’utérus : une première fois, dans l’énumération des maladies de cet organe ; une seconde fois, à l’article ulcères de la matrice, où il l’indique comme pouvant donner lieu à ces ulcères.

Mais si des notions exactes, si une thérapeutique rationnelle et hardie, dans des cas pathologiques dont l’élucidation a été si laborieuse, nous étonnent chez Guillemeau, combien plus sommes-nous surpris de devoir les rechercher plus avant encore dans l’histoire de l’esprit humain, et jusque vers le V® siècle.

C’est Jean Liébaut, dont le livre parut en 1582 (1), qui nous a fourni l’indication au moyen de laquelle nous avoirs pu re-

(i) Trois Livres appartenaul aux infirmilez et maladies des femmes .

mouler jusqu’à Paul d’Egine et Aelius, indication que nous aurions trouvée aussi dans l’ouvrage de Nicolas Roche (1) , antérieur de trente-huit ans à celui deLiébaui, et dans lequel nous relevons cette phrase : « Aliquando vero lunior circa pubem apparet, et tanquam exundationis sensus, cum abscessus grandior fuerit. »

Nous venons de nommer Liébaut, dont nous citerons le passage suivant, qui en rappellera un autre de Guillemeau , avec une indication de plus : « La boue contenue en l’abcez, ainsi que le mouvement de nature , se tourne plustost vers une part que vers l’autre , sort quelques fois par le fondemeut avec les egeslions; quelques fois eu pissant avec l'urine, aucune fois par le conduit de la nature , et quelques fois se jette entre le péritoine et les boyaux, tendant extérieurement vers la peau du ventre, quelques fois par la hanche, ainsi que j’ay observé, sera facile de cognoistre le lieu par lequel la boue sortira. »

Mais il est temps de laisser parler Paul d’Égine :

Si abscessus circa uteri osculum consistât, qui chirurgiæ subjici possit, non prompte ad excisionem feslinandum est, sed absoluia iam alfectione, et plurimum aucia inflammalione et humidis corpusculis incombentibus aitenuatis, eo quod principalis pars sit utérus. At vero in aggressione locetur fæmina supina in sella, ita ut crura ad summum venirem contracta habeat, femora vero inter se disparata. Subiiciantur autem ulnæ ipsius ad poplités, et vinculis idoneis ad cervicem deligentur. Qui vero chirurgiam exercet, ex dextris pariibus sedens, instrumenio exploratorio dioptra appellato , pro ætaie convenienti exploret, et per specillum

(i) De Morbis inulierum curatidis liber, etc.

INTRA-PELVIENS.

muliebris sinus profonditaiera metiaiiir, ne si longior sit dioptræ fislula, uterum coinprimi contingai. Et ii longior sinu reperla fuerii dioplræ fislula, lintea complicala pudendi alis imponanlur, quo super ipsa locelur dioptra. Oporiel auteni fisiulam imniiilere, ut coclileam ad supernam pariem habeat ; et diopira quidem ab opérante tenealur, cochlea vero pef ministrum obtorqueatur, quô fislula laminis diduciis sinus disparelur. Ubi vero occurreril abscessus, si mollis ac tenuis sit (id quod digili contaclu cognosces), spaihula, aul acicula in verlice dividaïur, et post puris excrelionem lemniscus mollissimus oleo rosaceo imbutus plagæ inseratur, aul polius extra plagam , in sinum muliebrem, ciira protrusionem. Forinsecus autem ad alas , ei in peclinem ac lumbos, lanæ succidæ aul puræ oleo imbutæ imponanlur. Terlia die aquæ ac oleo calefaciis insideat, aul maluæ decoclo , factaque detersione lemiscus leniler in plagam indaïur, illiius telrapharmaco per se aul cum cocio nielle. Sit auiem diluium telrapharmacum ex buiyro aul rosaceo : cataplasmaiisque externæ parles inleganiur, donec inflammaiio sedeiur, et purum ulcus fiai. Si vero difficulier repurgetur, per auricularem clysterem cum iridis aul arisiolochiæ decoclo, aul nielle eluatur, et per emplastrum ex cadmia vino diluium, et linameniis exceplum, cicatrix inducaïur : atsi inira uteri osculum abscessus fuerii, chirurgia vitetur.

Le lecteur nous'pardonnera celte longue citation en raison de son extrême importance. Il sera surpris, comme nous, de voir une telle chirurgie à une telle époque. Certes, on peut légitimement s’étonner de trouver si bien décrite, dans Paul d’Egine, une opération qui, comme nous l’avons dit, semble impliquer un étal beaucoup plus avancé de la

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science, et qu’un auteur distingué, M. H. Bourdon (1),

fait remonter seulement à Callisen (2).

Après Guillemeau viennent Mauriceau et de La Motte. Avec Mauriceau commence l’ère des faits. Ces deux auteurs ont une même doctrine étiologique, qu’ils émettent incidemment. Mauriceau dit, dans une observation, que la tumeur procédait de la partie la pim gros&ière des viddanges qui n avaient pas eu une su ffisante évacuation ; et de La Motte attribue une tumeur semblable à ce que, par suite d’une vive émotion et d’un refroidissement, les vaisseaux qui se dégorgent au dedans de la matrice ont éprouvé une apparente obstruction.

Mauriceau parle le premier des abcès des ligamens de la matrice.

IL Nous pouvons rattacher à Puzos (3) cette seconde période de l'historique des abcès puerpéraux du bassin, période dans laquelle on les a considérés comme des produits de la métastase laiteuse.

cc Les dépôts laiteux fixés dans la région inférieure du ventre , dit cet auteur, sont presque toujours situés depuis l’aine de l’un ou de l’autre côté jusqu’à l’épine antérieure et supérieure de l’os des îles. Il y en a où l’humeur se dépose sous la peau et les graisses; d’autres entre les muscles et le péritoine. Les plus considérables se logent dans le tissu

(\) Des tumeurs fluctuantes du petit bassin et de leur ouverture pratiquée par le vagin ; dans la ReVue médicale, n“* de juillet, août et septembre 1841.

(a) Repassage de P. d'Egine se retrouve dans Aélius, seulement plus bref. Aétius n’était lui-même qu’un compilateur. A qui donc faire remonter cette belle chirurgie?

(3) Mém. sur les dépôts laiteux.

liSiTll4*VKl.VIBH». 11

cellulaire du périloiue, dans les ligaineus larges ou dans les ovaires. »

faisons absiraciiou de la donnée étiologique, cl reconnaissons qu’il y a dans ce passage une vue anatomique assez complète des abcès inlra- pelviens, suite de couche.

Puzos rapporte huit observations, cinq de résolution, trois de suppuration.

Ou trouve dans le Journal de Médecine de l’année 1765, une lellre critique , relative à un abcès , que l’auteur (anonyme) regarde comme ayant eu son siège dans la gaine celluleuse du psoas. Ces mots sont remarquables par la précision du détail anatomique qu’ils expriment; nous les voyons pour la première fois. L’auteur rapporte une observation intéressante au même titre.

Huit ans plus tard, en 17C3, le même recueil publiait une observation de Doulcet.

Le volume de l’année suivante renferme une autre observation qui ne lient pas ce que promet son titre : Observation sur une fièvre de lait survenue à la suite d’un dépôt laiteux sur le bas-ventre, six semaines après la couche (Planchon). Le mol dépôt ne signitie pas, pour l’auteur, tumeur^ abcès; il est pris dans le sens de métastase laiteuse sur les ui-ganes du bas-ventre, en général. Nous voyons, d’ailleurs, se continuer dans Planchon la doctrine étiologique de Puzos,

Cette doctrine est ponsacréç aussi dans le passage suivant de Van-Swieien, dont l’ouvrage (1) fut traduit dans notre langue par Louis et Sue, en 1768 :

« Solet materia ilia lactea colligi in lunica cellulosa, per quam peritoneum pelvi ucciilur, vel inter musculum psoam

(■; Aphoriam., t. iv.

et iliacam, circa ligamenta larga, et quandoque in pluribus locis simul. Dum hoc fit, obtusus dolor circa inguina, pondus in pelvi, et débilitas feniorum percipiuntur, si decunibat in dorso femoribus extensis, plus molestia habet quam si eadem flexa fuerini. » En écrivant ces mois : niateria laciea, le célèbre disciple de Boerhaave parlait pour lui et pour son maître.

Levret (1) traite des engorgemens laitetLX du bassin et des extrémités inférieures, cc Le siège de ces engorgemens, dit-il, est dans le tissu cellulaire qui attache le péritoine aux parois du bassin, ou dans le tissu qui est interposé entre les muscles psoas et iliaque, ou enfin dans la duplicature des ligamens larges , et quelquefois dans plusieurs de ces endroits en même temps.» Puzos avait compris dans ces engorgemens les dépôts de l’ovaire j Levret les néglige.

Raulin (2) a écrit un article sur les Dépôts laiteux aux aines et aux cuisses , et un chapitre sur les Dépôts laiteux du bas-ventre, qu’il regarde comme pouvant se former dans la matrice, les ligamens larges, etc., et dans le mésentère. Sa symptomatologie des abcès du bas-ventre est un modèle de concision et de clarté. Mais il n’a point vu l’identité des abcès du bas-ventre et de ceux de l’aine, dans un grand nombre de cas : il n’a point vu, c’est-à-dire que l’abcès du bas-ventre devient souvent inguinal.

Deleurye (3) parle des dépôts laiteux qui se forment dans la duplicature des ligamens larges et de leurs ailerons. On volt qu'il les connaissait bien.

(i) L’art des accoucheraens démontré par des principes de . physique et de mécanique, etc.

(a) Traité des maladies des femmes en couches, etc.

(3) Traité des accouchemens en faveur des élèves.

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On lit, dans le Jounml de médecine de l’année 1779, une observation de Bajon, très intéressante, mais malhenreusenienl obscure , de dépôt laiteux à la matrice. Nous sommes porté à supposer qu’il s'agit, dans cette observation, d’un abcès du bassin qui fut très lent à se former, et qui finit par s’ouvrir dans le vagin. Le plus remarquable de l’observation, c’est que l’existence de l’abcès n’empêcha pas la femme de devenir enceinte, et de mettre au monde un enfant bien portant. L’ouverture spontanée de la tumeur eut lieu pendant la gestation.

Delaroche (1) relate deux faits que nous rappellerons en traitant de l'Étiologie. Cet auteur, quoique nous le citions ici, ne doit pas être rangé parmi les partisans de la doctrine de la métastase, contre laquelle, au contraire, il s’élève.

Pujol, dans le Journal de médecine de l’année 1789, donna une observation de fièvre puerpérale suivie d'un épanchement dans V abdomen et d’un dépôt énorme ^ ob' servation que nous reproduirons en la résumant.

L’ouvrage de Doublet (2) contient un article intitulé Dépôt laiteux à la région hypogastrique et dans la cavité abdominale , guéri par le secours de l'art, dans lequel il résume plusieurs observations déjà connues, et relate d’autres faits qui lui sont propres. Doublet appartient tout entier à la doctrine de la métastase laiteuse.

Il en est de même d’Antoine Petit (8). Il y a trois sortes

(•) Recherches sur la nature et le traitement de 4a fièvre puerpérale, ou infiammation d’entrailles des femmes en couche.

(’) Nouvelles Recherches sur la fièvre puerpérale.

(3) Traité des maladies des femmes enceintes , des femmes en couche, et des enfans nouveau-nés, etc., rédigé sur les leçons d Ant. Petit, par les citoyens Baignères et Perral.

DES AftcftS PttLfeGMONEDX

de iGchies ; les sanguines, les pueiroi-mes et les laiieüses, dont la suppression ani^e des accidens respeciifs. Les dépôts du bas-venire sont ie produit de la suppression des lochies laiteuses. A. Petit cite une observation curieuse, mais malheureusement très incomplète.

Vigarous (1) continue la tradition dé la métastase laiteuse. Il donne un précepte utile relativement à la douleur plus vive tjue les femmes éprouvent lorsqu’elles ont les cuisses allongées : a Ce qui indique de placer un traversin ou uU oreiller roulé sous les jarrets de la malade pour la soulager.»

Nous sommes arrivé au partisan le plus convaincu, le plus ardent, de la métastase laiteuse, Gasteliet’ (2) : « Les métastases laiteuses sont incontestables ; je les ai vues comme je vois lesoleil nous éclairer, etjene doute pas plus de leur existence que de la clarté du jour en plein midi. » Voilà ses paroles. Il cri tique Johnson, Walter, Gardien, Laennec,Bichat (auxquels noms il faut ajouter celui de Cruikshank) (3), d’avoir rattaché les maladies des femmes en couche à l’inflammation du péritoine. Il se débat au milieu de tant de coups dirigés à-la-fois contre la doctrine qui lui est chère, et s’emporte contre Pélissot, qui a osé écrire cette phrase : a II est encore des médecins et des chirurgiens qui j comme le vulgaire, croient aux laits répandus »; contre Pélissot qui ne cr^it pat aux laits répandus , aux apoplexies , aux pe’ripneumonies laiteuses, pas même aux dépôts laiteux, dépôts sur lesquels, soit dit en passant, Gastelier aurait pu être plus explicite.

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