ARTHRITE BLENNORRAGIQUE DU COUDE
ABCÈS COMMUNIQUANT AVEC L'ARTICULATION. — GUÉRISON AVEC RAIDEURS ARTICULAIRES
Jeune homme de 21 ans atteint d'arthrite blennorrhagique du coude gauche. Malgré le traitement (révulsifs, frictions résolutives, immobilisation du membre dans un appareil) il se forma autour de l'articulation des abcès dont l’un communiquait avec l’articulation. Le bras et l'avant-bras étaient dans une ankylose rectiligne, le membre était atrophié. M. Bauchet rompit les adhérences par des mouvements de flexion et d'extension forcées : le malade guérit, mais l'extension resta incomplète.
Réflexions. — Nous avons cru devoir citer ce cas bien qu'il ne se rapporte pas directement à notre sujet. Nous nous y sommes cru autorisé par la parenté anatomique des deux articulations du coude et du genou, parenté qui rend légitime le raisonnement par analogie : ce qui se passe chez l'une peut également se passer chez l'autre. Ces faits sont du reste excessivement rares.
(*) Bauchet, Bulletin de la Société de chirurgie. 1862.
Qu
RC
5° Arthriles infectieuses purulentes. — Les déterminations arthropathiques des aflections protopathiques infectieuses se localisent surtout dans les grandes articulations, et plus spécialement dans celle du genou : ceci est vrai aussi bien pour la pyohémie que pour la blennorrhagie, localisation pour laquelle Swédiaur avait créé le mot de Gonocèle.
Arthrites pyohémiques. Après les prodromes généraux graves bien connus, que Guérin désigne du nom de typhus chirurgical, surviennent des hémorrhagies, puis des collections de pus dans les séreuses viscérales ou articulaires, puis des douleurs dont les sièges de prédilection sont l’épaule et le genou. La fluctuation apparait souvent en quelques heures. Bientôt l’épanchement devient très abondant, distend la synoviale en faisant disparaitre les saillies et les méplats extérieurs, doublant en quelque heures le volume du genou. Ces collections finissent par rompre la capsule, suivant de Lapersonne, et s'épanchent dans les gaines musculaires ou le tissu cellulaire voisin.
On trouve dans le pus des abcès des microbes : le staphylococcus albus et aureus, le micrococcus tenuis (Rosenbach), et surlout le staphylococcus pyogenes en chapelet. | é
A côté de cette pyohémie chirurgicale, dont les progrès de l’antisepsie ont singulièrement restreint la fréquence, quelques auteurs admettent une pyohémie médicale qui, comme la précédente, aurait de fréquents retentissements articulaires. Barety (), Martin (?, Quinquaud (?), en ont
(!) Barety. Nice médical 1884.
() Martin. Thèse de Paris 1885.
(#) Quinquaud. Gazette médicale 1871. Contribution à l'histoire clinique des maladies articulaires suppuratives.
RL Ra donné des exemples; Verneuil, dans la thèse de son élève Donnec (!), a même cherché à créer un cadre nosologique spécial pour une forme qu’il nomme la pyohémie spontanée, qui est niée par d’autres auteurs, en particulier par Guérin.
Quoi qu'il en soit, nous citons deux observations de ce genre d’arthropathies qui se sont compliquées de fusées purulentes dans la cuisse. Ces faits, cités dans la thèse de de Lapersonne, sans être absolument rares, nous ont semblé cependant mériter quelque attention.
OBSERVATION XI (In Therre (?). Résumée)