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Dans la première méthode, on se contente de faire la ponction du liquide contenu dans ‘là poche, c’est là une simple évacuation à laquelle on ajoute l'injection dans le
kyste purulent de substances pouvant en modifier les
parois. C'est généralement la teinture d’iode à laquelle on a recours, ou bien on peut encore injecter une solution de chlorure de zinc à 2 pour 100. |
Mais jusqu'alors, cette méthode a donné des résultats bien médiocres, dans ces cas du moins, et il vaut mieux, si nous nous en rapportons aux résultats qui ont été publiés, employer hardiment le procédé le plus radical. L'incision associée au, grattage de la poche. donne certainement des résultats très supérieurs. D'aïlleurs M. Tuffier préfère l'incision qui à l’avantage de montrer les lésions du rein et de faire une ablation. partielle de l’organe si L: la tuberculose est localisée.
Aussitôt qu'on a reconnu l'existence dite collection liquide périnéphrétique, toutes les précautions antiseptiques étant prises, on pratique une incision de 6 à 10 centimètres, suivant le siège et le volume de l’abcès, et on vide la poche; puis, on reconnaît avec le doigt introduit dans la plaie l'étendue de la lésion; on pratique le grattage de l'abcès aussi complètement que possible avec une. eurette tranchante, et on. lave avec'un liquide antiseptique, le chlorure de zinc à 1/50 donne de bons résultats. On bourre la poche ainsi nettoyée avec de la gaze iodoformée et l’on applique sur la plaie un pansement antiseptique maintenu par un bandage de corps.
Ilest quelquefois nécessaire de laisser une ‘fistule qui permettra aux matières septiques de s'écouler, et ce
96" trajet fera plus tard l’objet d’une opération secondaire. Ce traitement pratiqué à temps, et surtout dans des cas d’abcès périnéphrétiques primitifs, permet d'obtenir la guérison. at me
Mais en est-il de même lorsqu'on opère chez un sujet profondément cachectique et chez ceux dont l’abcès n’est que le symptôme final d’une autre lésion tuberculeuse.
Il est des cas, en effet, où l'individu est tellement affaibli et anémié qu'il ne peut supporter le choc opératoire (Voir Obs. VIII, p. 26), car dans la majorité des cas l’abcès est symptomatique d’une lésion osseuse ou rénale.
Sile point de départ de l’abcès est osseux et siège dans
la colonne vertébrale, c’est à cette lésion qu'il faudra - s'adresser tout d’abord, et par une intervention bien comprise, on peut voir survenir des modifications heureuses et du côté de l’abcès et du côté des os.
Dans les autres cas, c’est à l’état des reins da il faudra d'abord songer. ;
La néphrotomie et la néphrectomie sont des Rte graves et dont les indications et contre-indications ne sont pas suffisamment établies pour qu’on puisse les donner comme règle. Aussi malgré de nombreux succès n'essaierons-nous pas de discuter ce sujet délicat, qui d’ailleurs ne se rattache que secondairement à la question qe nous traitons.
En résumé le traitement médical, associé au traitement chirurgical radical, c'est-à-dire l’incision et le grattage, tels sont les deux moyens que nous offre la thérapeutique pour combattre avec avantage les abcès tuberculeux développés dans le tissu cellulaire périnéphrétique.
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- Vu : le Doyen,