‹ Des access incomplets d'epilepsie [electronic resource]Chapitre 28 sur 38 · GENRE · texte numérisé non relu

GENRE

3c GENRE.

TOTiUX.

Acces incomplets toujours ou le

Acces k pm pres egalement diur-

Acces toujours, ou plus souvent,

L'ensemble des cas donne le rapport de 20 a 4, au lieu de 15 a 9, entre la tendance diurne et la tendance nocturne; les acces incomplets ont done une tendance bien marquee

Hehpin. — Acces. 12

178 DEBUTS ENCEPIIAJ IQUES.

a se montrer de jour plulot que de nuit. Dans le troisierne genre ou le rapport est de 22, 4 a 1, 6; et meine dans le second ou il est de 21 a 3, la tendance est bien plus caracterisee que dans le premier genre ou le rapport de 14 a 10 indique au contraire une legere predominance nocturne Sans parler de la disposition nocturne aux crampes en general, que nous avons deja invoquee, la difference doit tenir aussi a ce que la contraction douloureuse des debuts peripheriques reveille les malades et ne permet pas de meconnaitre les preludes et acces nocturnes, tandis qu'un spasme visceral, et, a plus forte raison, une perturbation des sens et de l'intelligence, doivent sou\ent ne pas interrompre le sommeil, el peuvent ainsi passer inapercus.

En resume, dans 1' ensemble des faits, comme dans les deux premiers genres, les attaques ont une tendance a peu pres egale a revenir aux hemes de lit, et aux heures d'activite, temdis que les acces incomplets se montrent proportionnellement plus souvent le jour que la nuit. Dans les cas a debuts peripheriques la tendance nocturne l'emporte pour les attaques et pour les acces incomplets, maisbeaucoup plus pour les premiers que pour les seconds.

L'etude des causes accidentelles des attaques, vertiges, preludes ou commotions dans les cas a debuts encephaliques nous a montre, d'une maniere plus evidente encore que dans les debuts visceraux, la rarete d'un lien rationnel entre la nature de la cause et l'espece des preludes, aussi avonsnous bientot renonce a mettre en presence de chaque variete des debuts ses causes accidentelles. Ce rapprocbement entrainait des longueurs fort inutiles par defaut de concordance des phenomenes. Nous nous bornerons done a

enumerer ces causes, que nous avons soumises a uncontrole soigneux pour nous assurer qu'il ne s'agissait pas de fortuites coincidences. On verra que leur action variee, quoiqu'il ne s'agisse ici que des cas a debuts encephaliques, porte sur les muscles et sur les visceres tout aussi bien que sur les organes des sens et les centres nerveux.

Les causes morales sont, de toutes, les plus frequentes : ce sont, pour les enfants, des contrarietes, des punitions, meme meritees, meme legeres ; pour tous les ages, des chagrins, la joie, une vive surprise, la frayeur, une scene penible, la vue d'une plaie sanglante, le recit d'une operation, etc.

La fatigue intellectuelle nous a ete souvent signalee ; quelques jeunes gens n'avaient jamais leurs attaques ou vertiges que dans la salle d'etude. Un jeune homme qui ne recevait d'enseignement que celui de son precepteur n'eprouvait d'accidents comitiaux que dans les lecons de langues, qui le fatiguaient beaucoup. Pour d'autres la cause consistait dans des exces de lecture, un travail de redaction trop prolonge, une conversation animee et longtemps soutenue, une vive discussion.

Quant aux sens , c'etait une chute douloureuse , un coup, le contact d'un objet brulant, l'insolation, l'exposition a un feu trop vif, la chaleur de rappartement. C'etait aussi : un bruit imprevu, certains sons musicaux, la vue d'une roue en mouvement. II est singulier que cette derniere circonstance, qui ne nous a jamais ete indiquee qu'une fois, ait ete mentionnee par Aretee parmi le tres-petit nombre des causes accidentelles d'attaques qu'il enumere.

La fatigue musculaire a ete accusee presque aussi frequem-

480 DEDUTS EN€fiPHALIQlfES.

merit que les inQuences morales. On nous a sou vent signale une marche forcee par sa longueur ou sa rapidite, I'eScrime, une lecon de gymnastique trop prolongee surtout avec des exercices qui, comme ceux du trapeze ou des paralleles, se font assez souvent la tete en bas.

En ce qui concerne le sommeil, les attaques ou vertiges sont assez souvent provoques par un reveil brusque ou force au milieu de la nuit; par un lever exceptionnellement matinal, par les veillees prolongees; messe de minuit, concerts, soirees tardives dans le monde, au theatre, surtout si le spectacle est tres-bruyant ou tres-emouvant.

II faut aussi ranger parmi les causes dont Taction est complete les longues promenades, ou les voyages en voiture, surtout en chemin de fer et principalement de nuit. Pour peu que les malades aient des attaques ou des vertiges un peu frequents, il est bien rare qu'un voyage (nous ne disons pas une courte excursion) en chemin de fer n'en provoque pas.

L'abus ou l'usage exceptionnel ducafe noirou des boissons alcooliques occasionne tres-frequemment des accidents comitiaux. Un ouvrier avait plus delamoitie de ses attaques chez les marchands de vins ; il n'y passait pourtant pas, tant s'en fallail, la moitie de sa vie. Les gens sobres doiventavant tout eviter les vins mousseux, et meme tout simplement les vins blancs.

Bon nombre d'epileptiques ont a table un nombre d'attaques ou de vertiges proportionnellement superieur a celui du reste de la journee. Chez d'autres au contraire l'abstinence peu prolongee entraine ces accidents.

Nous avons constate les inconvenienls de Tabus ou de

l'usage exceptionnel du tabac a fuiner ou le sejour, pour une personne qui n'en a pas l'habilude, dansuu lieu ouplusieurs fumeurs sont reunis.

Quelques patients ont une forte proportion de leurs crises epileptiques au cabinet d'aisances. II faut encore citer chez quelques-uns, comme causes accidentelles incontestable?, l'onanisme, le colt surtout avec abus, les pollutions nocturnes rapprochees, l'epoque menstruelle, le besoin d'uriner non satisfait.

Nous avons \u plus d'une fois un purgatif amener une attaque anticipee; les accidents comitiaux peuvent etre aussi provoques (non pas au moment meme) par une application de sangsues, par une plaie. Les bains de mer et les bains de riviere ont incontestablement une influence facheuse que partagent, quoique a un moindre degre, les bains de baignoire temperes.

Dans cette multitude de causes, toutes observees dans des cas a debuts encephaliques, il en est bien peu que nous n'ayons pas rencontres aussi dans les deux autres genres de debuts. Nous n'avons pas craint de passer en revue cette longue serie, quoique leur etude ait montre qu'elles avaient peu d'interet pour l'histoire speciale des acces incomplets. Mais l'indication de ces causes fournira, pour tracer l'hygiene des epileptiques, des regies bien plus sures que les donnees systematiques sur lesquelles on les fonde le plus souvent.

Nous aurons termine tout ce qui concerne les rapports entre les attaques et les vertiges , preludes ou commotions, quand nous aurons mentionne les moyens abortifs qu'on nous a signales comme semblant avoir eu quelque-

182 DEBUTS ENCfiPftALfQX/ES.

fois une action utile chez les malades de notre troisieme genre.

Le moyen le plus generalement employe est la respiration d'une vapeur irritante ou a la fois irritante pour la muqueuse nasale et sedative pour le systeme nerveux : ammoniaque, acide acetique, ether ; viennent ensuite la projection d'eau a la figure ou des aspersions froides sur la face et meme sur le haut de la tete.

11 faut ajouter la succussion paries epanles, le pincement de la peau par un assistant ou par le malade iui-meme, un coup douloureux sur l'avant-bras.

Deux patients se mettaient a courir. Plusieurs, au moment du tournoiement de tete ou de la perturbation cerebrale, luttaient par un effort d'energique volonte.

Enfin chez un patient, au moment de la rotation de la tete sur elle-meme, on reussissait parfois en imprimant a cette partie un mouvement en sens inverse.

Nous devons repeter ici, pour la troisieme fois, que la preuve qu'une attaque a avorte sous l'influence de telle ou telle action est difficile a etablir ; le meme resultat se produisant souvent d'une maniere spontanee.

Page 1