‹ Des acquisitions récentes sur la biologie des ascarisChapitre 21 sur 38 · JA PAR · texte numérisé non relu

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thes (liquide hydatique, liquide vésiculaire du Gysticercus pisiformis, extrait aqueux de Tœnia) mais c'est l'extrait péri-entérique d’Ascaris mégalocéphala qui a été son matériel de prédilection, aussi bien n’envisageronsnous ici que les troubles observés par lui sous l'influence

des toxines ascaridiennes.

1° Action sur la circulation et la respiration.

Leroy, le premier, a signalé les troubles circulatoires et respiratoires qu’il avait observé chez le chien, à la suite d'injections intra-veineuses de liquide péri-entérique, l’action hypotensive énergique de ce liquide persistait même après précipitation et filtration des matières protéiques qu’il renferme.

Nous croyons devoir, en raison de leur intérêt, reproduire intégralement les expériences suivantes de Simonin:

« Expérience 52. Lapin, 1 kil. 50 gr. Inscription de la pression carotidienne : manomètre de Fr. Franck. Inscription de la respiration. Pression initiale égal : 9 cent. Injection par voie jugulaire de 1 cent. cube de liquide péri-entérique frais d’Ascaris mégalocéphala du cheval. Pendant les premières secondes, baisse légère de la pression, puis soudain, après une minute, la pression tombe brusquement à 4 cent. : le cœur se ralentit (60 puls. par minute) passagèrement ses contractions augmentent iégèrement d'amplitude, la respiration s'accélère et devient très irrégulière et superficielle. La chute de pression s’accentue rapidement, le cœur bat de plus en plus vite, les pulsations deviennent incomptables et la mort survient après deux minutes. » |

Ainsi, une dose de 1 cent. cube de liquide pur donnait

une action hypotensive et des troubles du système respiratoire tels que la mort s’ensuivait en deux minuies. « Mêmes effets produits par le liquide d’Ascaris lombricoïdes ».

Il était nécessaire de faire une dilution assez forte du liquide initial pour faire une étude analytique de ces troubles. C’est ce que Simonin réalisa dans la 2° expérience.

« Expérience 55. Lapin, 2.000 gr. Inscription de la pression Carotidienne ; manomètre Fr. Franck. Inscription de là respiration. Pression initiale égale à 10 cent. cubes. Injection par voie jugulaire de 10 cent. cubes de liquide péri-entérique d’Ascaris lombricoïdes au 1/20. Durée de l'injection, 45 secondes. |

Aussitôt après, la pression s’abaisse à 6 cmc, le cœur «e ralentit (50 à 60 puls. par minutes) ses contractions s’amplifient, en même temps qu'augmente sa force impulsive, la pression remonte passagèrement à 11 cmc, puis, deux minutes après l'injection, elle se met à baisser progressivement, atteignant 5 cmc vers la 3° minute, le rythme du cœur est irrégulier présentant des alternatives de pulsations lentes et hautes et de pulsations rapides et faibles ; ces dernières persistent seules après la 3° minute, cependant que la pression s’abaisse de plus en plus. Mort après 8 minutes. »

Dès après l'injection, s'établit une respiration du type périodique, caractérisée par l'apparition assez régulière de grands mouvements inspiratoires, séparés par des inspirations faibles plus ou moins ralenties. »

Cette observation nous offre un exemple typique des troubles obtenus par l’expérimentation avec les toxines vermineuses. Elle nous rend compte, en même temps de

Le, BG «es

l'extrême toxicité du liquide ascaridien, puisque, même dilué de façon à réaliser pour un lapin une dose de 3 cent. cube, il donne encore la mort en 10 minutes. Les troubles occasionnés ne sont pas propres à l'intoxication ascaridienne ; on les provoque par l'injection de liquide hydatique ou d'extrait de Tœnta mais ici, ils prennent leur maximum d’accuité.

Ces manifestations cardio-vasculaires sont constituées par :

1° Un abaissement intense de la pression artérielle.

2° Des modifications du rythme cardiaque.

A. — Phase de ralentissement du cœur avec énorme augmentation de l’amplitude des pulsations.

B. — Phase d'accélération extrême, avec affaiblissemen des contractions.

Ces troubles du rythme cardiaque ne peuvent être considérés comme dûs simplement à une adaptation du cœur pour compenser l’hypotension ; la bradyvardie initiale re pourrait pas s'expliquer ainsi et il faut évidemment ja mettre sur le compte de l’intoxication du myocarde.

Les troubles respiratoires associés sont également du type des troubles toxiques. Cette respiration périodique avec phases successives d'accélération et de ralentissement : des mouvements respiratoires n'est-elle pas assimilable au Cheyne-Stokes des urémiques ?

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