‹ Des Adénites de la Joue Adénites GéniennesChapitre 4 sur 27 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Nous avons souvent entendu M. le professeur Poncet appeler l'attention sur la présence de ganglions pathologiques dans certaines régions de la face où l'anatomie n'avait pas, Jusqu'à ce jour, indiqué leur présence. Ces ganglions à siège anormal peuvent, comme ceux de toute autre région, être le point de départ d’altérations diverses, depuis l’hypertrophie simple, depuis l'infiltration tuberculeuse sous ses diverses formes, jusqu'aux adénites infectieuse aiguës. Ils intéressent, comme on le voit, l’anatomiste et le clinicien. A ce double titre, les ganglions en question nous ont paru mériter une étude complète. C’est en nous appuyant sur des observations très démonstratives, dont la plupart nous ont été communiquées par M. Poncet, que nous cherchons à établir les adénites des joues.

Rien n’est plus fréquent que les polyadénites cervicofaciales. À l'Hôtel-Dieu de Lyon, nous en avons observé de nombreux exemples, et nous avons souvent vu des ganglions qui appartiennent à la face, les

AE ganglions préauriculaires et parotidiens, être envahis. Jusqu'à ce jour, ces adénites parotidiennes étaient les seules adénites faciales que l’on connaissait.

Les adénites dont nous parlons, qui appartiennent également à la face, occupent un siège tout différent. Les ganglions enflammés observés à plusieurs reprises par M. Poncet (le dessin très démonstratif d’une tuberculose ganglionnaire génienne que nous donnons (fig. 2) date de 1887), siégeaient dans l'épaisseur de l’une ou l’autre joue à une hauteur variable. Ils étaient compris dans un espace quadrilatéral dont les limites approximatives auraient été, en arrière le bord antérieur du masséter, en avant la commissure labiale prolongée verticalement, en haut le sillon naso-labial prolongé, enfin en bas le bord inférieur du maxillaire inférieur.

Il appartient à la clinique de signaler la présence de ces ganglions, et à des recherches anatomiques d’en fournir la démonstration.

Dans notre travail, nous établirons de par l’anatomie l'existence chez certains sujets de ganglions occupant l'épaisseur de la joue, et situés plus ou moins haut au-dessus du bordinférieur du maxillaire suivant le trajet de l'artère faciale. Nous montrerons ensuite par des observations cliniques en assez grand nombre, que ces ganglions sont encore assez fréquemment atteints et que leurs altérations peuvent être confondues avec des lésions des organes voisins. Jusqu’aux recherches de M. Poncet, leur diagnostic devait être en effet méconnu, et plusieurs fois des erreurs d’interprétation ont dû être commises.

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