L* GAS
devient chaude, rouge, et au bout de sept jours, la tumeur s’ouvrit et livra passage à quelques gouttelettes de pus. La malade fut soulagée et ne fit aucune attention à son affection, Quelques jours après, la fistule se cicatrisa et la tuméfaction se referma de nouveau.
Pendant le mois de janvier 1902, la tuméfaction resta à l’état latent et Mme B... n’y prêta pas autrement attention. Enfin, le 16 février, sans cause apparente, la tuméfaction augmenta de volume, ce qui décida la malade à se présenter deux jours après à la clinique de l’école. |
L'examen nous permet de constater une tumeur aplatie, située entre la commissure labiale gauche et le bord antérieur du masseter et s'étendant légèrement en avant et en haut vers l'aile du nez.
Le maximum de la tuméfaction correspond à peu près au milieu d’une ligne qui réunirait la commissure labiale au lobule de l’oreille. La peau qui recouvre cette tuméfaction présente des traînées rouges. A la palpation, on sent une masse dure, du volume d’une grosse noisette mais mal limitée. La base de cette masse est largement indurée, L'examen de la joue du côté de la bouche, révèle une induration qui se propage en haut et en avant, vers la région gingivo labiale; cette dernière est douloureuse à la pression.
L'examen de la cavité buccale nous donne les renseignements suivants :
À la mâchoire supérieure, la première grosse molaire droite et les deux canines manquent. Toutes les autres dents sont découronnées, il n’en reste que des chicots infectés. La gencive, irritée constamment par ces chicots, est rouge violacée et présente au niveau des prémolaires gauches des excroissances qui saignent au moindre attouchement. La malade porte en plus un appareil prothétique qe s’adapte mal et qui blesse le rebord gingival.
A la mâchoire inférieure, on constate l’absence de toutes les