INTRODUCTION
Les adénites des ganglions de la joue sont assez rares si on les compare aux affections ganglionnaires du cou, mais cette rareté n’est que relative. Les nombreuses observations que nous avons trouvées dans la littéra-
ture médicale publiées depuis quelques années nous
permettent d'affirmer que ces adénopathies sont plus fréquentes qu’on ne le suppose.
En effet, leur existence a été souvent méconnue, car ce n'est que depuis un peu plus de vingt ans que leur anatomie a été étudiée. Souvent les symptômes qui les accompagnent sont si peu bruyants que, leur présence n’attire pas l'attention du malade ; souvent enfin, dans bien des cas, ces adénites ont été prises pour des affections différentes. C'est contre ces erreurs que nous voulons mettre en garde le clinicien, nous voulons surtout lui permettre, en mettant en relief les caractères propres des adénites géniennes, de ne jamais les laisser passer inaperçues et d'y apporter un traitement précoce et efficace. Nous n’avons pas voulu, dans ce tra-
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vail, donner des théories nouvelles ou faire preuve de connaissances étendues, nous avons seulement mis tous nos efforts à rassembler les notions établies jusqu’à ce jour sur cette affection.
Il nous a paru intéressant de résumer les travaux sur l'anatomie de ces ganglions pour la clarté de la question. Dans le chapitre d’étiologie, nous avons surtout voulu attirer l'attention sur l’origine dentaire de ces adénites, pour montrer combien sont étroits les rapports quiuuissent l’art dentaire à la médecine, dont il n'aurait jamais dû être séparé. :
Mais, avant d'aborder notre sujet, ce n’est pas sans une certaine émotion que nous jetons un regard en arrière sur nos années d'étude, Nous sommes heureux de pouvoir ici exprimer à nos Maîtres dans les hôpitaux nos sentiments de reconnaissance et de pouvoir les remercier de leur bienveillant accueil.
M. le docteur Routier voulut bien guider nos premiers pas en chirurgie, qu'il nous permette de le remercier de la bienveillance avec laquelle il nous facilita ce début.
Nous devons au docteur Jalaguier plus qu’une reconnaissance d'élève. Nous avons eu le bonheur de passer: notre première année d'externat dans son service. Il
n'a cessé de nous témoigner la plus grande sympathie pendant ce temps et plus tard encore, dans de pénibles eirconstances.
M. Faisans voulut bien nous garder comme externe dans son service pendant deux années consécutives. Nous n'oublierons jamais ces deux années passées à
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